VIDÉO | «J’en parlerai au diable»: une dernière virée sur la Route 66 pour Johnny Hallyday

La sortie posthume du dernier album de Johnny Hallyday s’accompagne d’un clip bourré de symboles et de prémonition, tel un testament délivré par l’artiste lui-même.

Romain VEYS

Le moteur vrombissant d’une Harley en fond sonore, les abîmes de la Route 66 en guise de décor, le noir et blanc de rigueur, bien sûr, depuis sa mort. Dès les premières images, les premières notes, le dernier clip de Johnny Hallyday donne le ton.

«J’en parlerai au diable» est le dernier titre du Taulier, du Patron. Telle une prémonition, ce testament laissé par Johnny ouvre l’album posthume sorti ce vendredi dans les bacs et sur lequel les fans se sont rués. «Quelle voix! Il y a bien longtemps qu’elle n’avait plus été aussi claire, aussi puissante», sonne d’ailleurs Johnny Cadillac, l’un de ses plus fidèles et célèbres fans.

Ce titre, ce clip, ce texte, recèle de nombreux symboles: bandana sur le crâne, lunettes noires sur le nez, installé à califourchon sur la selle de sa vieille Harley, Johnny sillonne celle qui raconte autant sa vie que la culture populaire américaine des sixties ou des seventies, celle-là même qui a fait sa vie, son œuvre: la Route 66.

Entre cactus et palmiers, vieux tanks à gazoline et maisons abandonnées, l’Idole des Jeunes s’offre une dernière balade dans sa cour de récré avant de rejoindre celui avec qui, jadis, il avait pactisé. Un testament sonore, donc, et visuel qui, assurément, serrera quelques gorges et tirera quelques larmes. Même aux plus durs de ses fans.