Top Chef: Max les a mangés tout crus, Julien épate

Malgré un parcours sans faute, Maximilien Dienst s’est injustement retrouvé en dernière chance. Mais son talent l’a encore une fois sauvé. Julien Wauthier a, lui, épaté le jury avec du jambon.

Top Chef: Max les a mangés tout crus, Julien épate
Le Hottonais Maximilien Dienst s’est tout de même retrouvé en dernière chance, alors qu’il avait réussi toutes ses assiettes. ©ÉdA
T.B

Double coup de cœur pour Maximilien

Hier, le titre de cette saison «le choc des brigades» prenait tout son sens. Pour la première fois, les trois équipes s’unissaient pour s’affronter.

La première épreuve portait sur le thème des associations audacieuses et était jugée par le chef doublement étoilé et élu meilleur chef de l’année 2016, Alexandre Couillon. Chaque brigade se voyait attribuer un produit de base puis imposer deux autres ingrédients par les coaches des autres brigades. La brigade qui sortait le plat le moins apprécié par le chef Couillon se retrouvait directement en dernière chance.

Kelly, Giacinta et Maximilien, de l’équipe d’Hélène Darroze, devaient donc unir leur force pour sortir un plat harmonieux à base de langoustine, de chocolat et de brie. Mais la difficulté de ce défi ne s’arrêtait pas là. Il fallait aussi que les trois candidats trouvent un terrain d’entente et gardent leur calme.

En effet, Maximilien s'est montré plutôt agacé pendant cette épreuve. Il ne comprenait pas que les filles puissent prendre autant de temps pour se décider et supportait encore moins qu'on puisse remettre en cause son travail. «Je demande un avis, je ne demande pas qu'on me contredise sur ce que j'ai déjà fait,» s'énervait le jeune cuisinier.

Finalement, même si ça n’a pas été facile d’accorder leurs violons, leur assiette audacieuse leur a permis d’accéder à la deuxième épreuve de la semaine.

Grosse déception pour Max

L’épreuve de haute gastronomie de Jean-François Piège se déroulait dans l’ancienne demeure de la famille Rothschild. Après l’épreuve du dressage de la table qui permettait à une brigade de choisir en premier lieu les produits qu’elle aimerait travailler, les candidats devaient présenter la meilleure assiette possible au jury composé du chef Piège et des deux membres des «Grandes tables du monde».

Mais une fois encore, même s’ils travaillaient leur produit individuellement, les destins des candidats d’une même brigade étaient liés. Le jury choisirait les trois plats qui sortiraient du lot à leurs yeux. Dans ces trois plats, la brigade qui aurait le plus d’assiettes sélectionnées aurait son billet pour la semaine prochaine, tandis que l’autre se retrouverait en dernière chance.

Malheureusement pour Maximilien, même si son foie gras décliné en plusieurs textures a été un coup de cœur, il s'est retrouvé en dernière chance car les assiettes de ses coéquipières n'ont pas été retenues. «Je suis tendu car je n'ai pas perdu, peste Maximilien. C'est comme si tu gagnais au casino et qu'on te reprenait ton argent.»

Gros coup de cœur

Pour l'épreuve de la dernière chance, la consigne était de réaliser une recette salée 3 étoiles uniquement composée d'éléments crus. À ce stade, Maximilien avait perdu son sourire légendaire mais pas sa volonté ni sa clairvoyance. En travaillant la langoustine en carpaccio, le jeune chef étoilé avait clairement compris ce qu'on attendait de lui. «La difficulté avec le cru, c'est l'assaisonnement. Et ma stratégie aujourd'hui, c'est d'aller à l'essentiel,» expliquait-il.

À la dégustation, Jean-François Piège n'a pas tari d'éloges sur l'assiette de Maximilien. «Ça, c'est cuisiner à cru! Et c'était ça qu'il fallait faire aujourd'hui. Il fallait cuisiner à cru, par des assaisonnements, des marinades. C'est sublime et parfaitement réussi.» s'enthousiasmait le chef Piège. «Si je pars, je l'aurai mauvaise,» avait confié Maximilien. Avec cette assiette «coup de cœur», le voilà reparti pour de nouvelles aventures.

Julien Wauthier sans souci

Pour l’autre candidat belge de la compétition, la soirée s’est également très bien passée. Sur la première épreuve, Julien Wauthier a été associé aux autres membres de sa brigade pour tenter de proposer le meilleur plat à base de caille, brie et œufs de saumon.

Même si l’épreuve n’a pas été de tout repos, Julien et Guillaume se prenant la tête sur l’utilisation des cuisses de caille, leur assiette audacieuse a été saluée par le chef Alexandre Couillon.

Par la suite, Julien s’est retrouvé dans l’ancienne demeure de la famille Rothschild pour cuisiner. Après avoir échoué à proposer le plus beau dressage de table, lui et son équipe ont hérité de produits «populaires» face aux produits haut de gamme de la brigade d’Hélène Darroze.

Julien a dû réaliser une assiette gastronomique à base d’un simple jambon à l’os. Un produit peu inspirant et difficile à transformer avec succès.

Il a fallu que Michel Sarran recadre le candidat belge pour le pousser à l’excellence. Et c’est finalement en traitant le jambon comme un morceau de viande noble que Julien a épaté le jury, dont Jean-François Piège.

Grâce à ce premier coup de cœur, associé au succès du plat à base d’oignon de Guillaume, l’équipe de Michel Sarran s’est qualifiée brillamment pour la semaine suivante de compétition.