Namur sous la caméra de deux zouaves

Après «Ne tombez pas dans le panneau» et «Gui Home», les Zouaves débarquent sur internet. Deux Bruxellois qui donnent leur vision, en vidéos, de Namur.

Alexis Seny
Namur sous la caméra de deux zouaves
Les Zouaves à Namur ©ÉdA

Ils osent tout: plonger dans la Sambre, courir à toute allure pour une place au Bunker, voler un Li Bia Vélo. Mais tout ça, c’est du cinéma et de l’amusement pour Charles et Pierre Masset, deux frères de 18 et 20 ans, qui veulent conquérir le cœur des Namurois. En deux mois et sept vidéos, plus de 6 000 internautes et fans ont rallié sur internet leur page «Les 2 Zouaves à Namur».

«Les Zouaves, explique Pierre, c'est un surnom affectueux qui tourne entre copains à Bruxelles. Le pitre par définition. Et ça nous convient, c'est dans notre mentalité de ne pas nous prendre au sérieux et de faire des petites bêtises rigolotes et marrantes. » Des bêtises qui ont pris forme face à la caméra de Charles qui, depuis tout petit, bidouille des vidéos scénarisées. Et c'est Namur qui les a inspirés, ses lieux, ses gens. Le duo y est arrivé au début de cette année scolaire, pour entamer des études. Sans savoir vraiment à quoi s'attendre. «Bon, rigole Charles, j'avais entendu parler du Bunker, donc j'étais très curieux. » Et l'idée est née de revisiter la vie namuroise.

Une pluie de likes

«On a été très surpris du buzz, s'étonne encore Pierre. Pour la petite histoire, on a publié la vidéo sur Facebook, on était un peu stressé car c'était quand même un risque. On est allé faire le tour du bloc avec le chien et on est revenu après 20 minutes, il y avait 200 likes sur notre vidéo. Puis les likes attirent les likes. Et Namur, c'est petit, en faisant une référence à un monument, tout le monde comprend. Ça aide au succès. »

Si leurs vidéos plaisent, c'est aussi grâce à la fraîcheur que les deux jeunes ont dans le regard posé sur Namur: «Namur, c'est vraiment chouette, affirme Charles. Il y a ce côté petit village même si c'est une ville. Au sein des étudiants, on s'invite l'un chez l'autre, on noue contact. En arrivant, on ne connaissait personne ni même la ville. En faisant les vidéos, on l'a découverte et on a vu que les gens étaient très ouverts, plus qu'à Bruxelles, et nous aidaient. »

Mi-Namurois, mi-Bruxellois

De l'aveu de Pierre, les deux frères unis comme les deux doigts de la main ont eu un coup de foudre pour la capitale wallonne qui se prête à leurs aventures filmiques mais pas que. «Il y a les études avant tout, le contrat c'est de les réussir si on veut que la page continue de vivre. Mais, en attendant, cette vie estudiantine nous inspire. » La fiesta, l'étude à la bibliothèque, les joies du blocus et, surtout, de l'après-blocus, tout y passe. «Maintenant, on se sent mi-namurois, mi-bruxellois. »

Et Charles (renché) rit: «On se met même à critiquer les gens de Bruxelles. » Pierre continue: «On est les premiers à défendre notre ville d'études. On montre Namur à nos amis bruxellois, à quoi ressemble ce confluent qui a l'air assez rigolo. On leur donne envie de venir faire la fête ici avec nous! »

Vous êtes hors-ligne
Connexion rétablie...