Le terroir du vin comme «dada» - 07/05/2018

Proximag -

À même pas 30 ans, Tristan a le gosier chargé; non pas en vin mais en passion vinicole. Master bordelais en poche, il défend la valeur du cépage par la qualité de son terroir et le travail des gens qui le produisent. Son leitmotiv, celui de Jean Clavel: le vin est un lubrifiant social.



Il est fan de Federer (trop classe), Emma Watson et Jim Carrey (car no limit). Tristan Dyl est un jeune homme ordinaire. Pas vraiment. À 26 ans, il a déjà fait le tour de bon nombre de vignobles, pour nourrir et cultiver sa passion pour le vin, son terroir, son histoire et le plaisir de rencontrer ceux qui lui donnent vie. Employé dans une entreprise familiale spécialisée dans le commerce des cépages depuis 6 générations, la carrière professionnelle de Tristan se porte plutôt bien. «J’ai de la chance, je travaille dans un domaine qui me plaît. Je suis tombé dedans, pas vraiment pas hasard, confie-t-il. J’ai fait des études de gestion hôtelière puis suis parti, sur conseil de mon père, poursuivre un master en marketing du vin à Bordeaux. Ma mère travaille dans l’horeca et à la maison, on a toujours aimé les bonnes choses de la table donc… (rires)». L’été dernier, il a parcouru toute la côte adriatique jusqu’aux Pouilles, à la rencontre des vignerons qu’il représente. «J’ai fait les vendanges c’est tout simplement fantastique et un travail de fou. On imagine mal tout ce qui se cache derrière la production d’un vin ». Défenseur de la biodynamie, du respect de la terre, il raffole aussi de cuisine italienne et de vacances en voiture «sans savoir où on va ni quand on rentre». Ce passionné de cépages en connaît déjà un sacré bout sur la question. Impliqué au Rotary de Liège, ville mosane, on le croise volontiers à la Parra, tiens donc…

Régine KERZMANN (Proximag)