Crédit hypothécaire : le Belge a-t-il toujours une brique dans le ventre ? - 07/02/2017 14:15:00

La légende veut qu’une brique soit logée dans l’estomac du Belge tant celui-ci se montre attaché à l’idée de posséder son propre logement, maison ou appartement. Si l’expression est née des suites de la Première Guerre mondiale, qu’en est-il à l’heure actuelle ? Cette envie dévorante est-elle, aujourd’hui encore, bien ancrée dans nos modes de vie ? Vérifions-le à travers les dernières statistiques en matière de crédit hypothécaire.

Bienheureux celui qui est en mesure de s’offrir un logement sans passer par la case « crédit hypothécaire ». Pour la majorité d’entre nous, devenir propriétaire s’accompagne effectivement d’une souscription à un crédit immobilier. Point positif : les taux en vigueur frôlent actuellement le plancher, et ce depuis quelques années déjà, en témoignent d’ailleurs les nombreuses demandes en matière de rachat de crédit hypothécaire. De quoi inciter davantage encore les Belges à s’offrir le logement de leurs rêves. À moins que… Voyons ensemble où nous nous situons en matière de crédit hypothécaire !

7,2 milliards d’euros

7,2 milliards d’euros, c’est le montant total octroyé dans le cadre de la souscription de prêt hypothécaire au cours du troisième trimestre de l’année 2017. Une somme astronomique ? Oui… et non. En 2016 à la même période, le chiffre dépassait la barre des 8 milliards. En un an, le montant global a donc baissé de 11,3%.

55.000 contrats

Et ce n’est pas la seule variable en baisse puisqu’en 2017, le troisième trimestre a vu se conclure 55.000 contrats contre 71.000 l’année précédente, soit une diminution à hauteur de 20,4%. Le nombre de demande de crédit a lui aussi diminué de 4%.

Précisions

Si nous détaillons davantage cette baisse de nouveaux contrats hypothécaires, nous avons vite fait de nous rendre compte que si les prêts conclus en vue d’une construction (-20,1%) et d’un achat (-10,2%) diminuent, il en va de même pour l’achat assorti d’une rénovation (-13,17%) et la rénovation pure et dure (-39,3%).

Le Belge commencerait-il à faillir à sa réputation ? Un désintérêt pointerait-il le bout de son nez ? Doit-on s’alarmer ? Que doit-on en conclure ? Inutile de tirer la sonnette d’alarme.

Comme l’explique le Secrétaire général de l’Union professionnelle du Crédit, organisme à l’origine de ces statistiques : « Au cours des neuf premiers mois de 2017, le montant total de crédits octroyés augmente toutefois encore de plus de 5% par rapport à la même période de l’an dernier ».

En d’autres termes, si le troisième trimestre était mauvais, les deux précédents, plutôt bons, suffisent amplement à redresser la barre.

Des projets d’achat, de construction ou de rénovation plein la tête ? Credafin les réalise !

Credafin