Une statue couleur or à l’effigie d’Harvey Weinstein sur Hollywood Boulevard - 03/03/2018 12:06:00

INSOLITE -

Une sculpture à l’effigie du sulfureux producteur Harvey Weinstein, intitulée «Casting Couch» («promotion canapé»), a été installée sur Hollywood Boulevard. À la veille de la cérémonie des oscars, cette statue entend dénoncer les agissements du magnat du cinéma.



C’est la cérémonie la plus attendue à Hollywood. Comme chaque année, les oscars récompenseront le meilleur du cinéma mondial. Avec une ombre au tableau: l’affaire Weinstein, qui reste gravée dans tous les esprits.

Pour faire entendre leur voix, et participer à ce mouvement d’indignation planétaire, les artistes de rue Plastic Jesus et Joshua «Ginger» Monroe ont réalisé une œuvre pour le moins interpellante.

Confortablement installé dans un canapé, vêtu d’un petit peignoir doré et oscar à la main, Harvey Weinstein apparaît sous les traits d’une statue, érigée sur Hollywood Boulevard.

Grâce à cette œuvre, ces artistes américains entendent dénoncer les actes du producteur, accusé de harcèlement, d’agressions sexuelles et de viols par des dizaines d’actrices.

 

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C’est Harvey Weinstein qui agrippe un Oscar, habillé en peignoir. Malheureusement, beaucoup de gens l’ont vu comme ça

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Ce lieu emblématique de Los Angeles n’a pas été choisi au hasard, puisque l’œuvre fait face au théâtre Dolby, où se tiendra la cérémonie, ce dimanche.

«C’est Harvey Weinstein qui agrippe un oscar, habillé en peignoir. Malheureusement, beaucoup de gens l’ont vu comme ça, expliquent les artistes. L’idée est que les gens puissent venir voir la statue, s’asseoir, et comprendre ce que ça fait d’être à côté d’un monstre.»

La statue s’intitule, logiquement, Casting Couch, en français Promotion canapé. Les artistes ont mis deux mois pour réaliser cette œuvre grandeur nature.

À la veille de la cérémonie, la compagnie de celui que l’on a longtemps appelé «le faiseur d’oscars» n’a pas trouvé de repreneur. Plombée par les torrents d’accusations, la Weinstein Company s’apprête à déposer le bilan, criblée de dettes et attaquée en justice pour avoir couvert les abus sexuels du producteur.

Céline DEMELENNE (L'Avenir)