Devant le siège de Comeos, 200 syndicalistes disent tout le mal qu’ils pensent des flexi-jobs - 17/01/2018 14:35:51

BELGIQUE -

Environ 200 manifestants issus des syndicats socialiste, chrétien et libéral ont mené mercredi une action de protestation devant le siège de Comeos, la fédération des employeurs du commerce.



Les manifestants rassemblés s’opposent à la flexibilisation accrue du marché du travail. Une délégation syndicale a ensuite rencontré la direction pour une entrevue «positive», selon les deux parties.

En pleine période de soldes, le SETCa, la CNE et la CGSLB, avancent que les conditions de travail dans le secteur du commerce ne sont pas à brader. Ils s’opposent à l’arrivée des flexi-jobs, un nouveau type d’emploi permettant à un travailleur occupé à 4/5e d’effectuer des prestations complémentaires exonérées de cotisations sociales. Les syndicats réclament du travail à temps plein, à durée indéterminée, et respectueux des barèmes pour les travailleurs.

Des actions avaient déjà été menées à la fin de l’année dernière afin de sensibiliser le gouvernement fédéral et l’appeler à mettre un terme à la flexibilisation du marché de l’emploi. Avec l’action de mercredi, qui a duré environ une heure, ils veulent également donner un signal clair aux employeurs.

«La concertation s’est très bien déroulée», a déclaré le CEO de Comeos Dominique Michel après l’entrevue avec les syndicats. Selon lui, il n’y a pour le moment pas de demande de flexi-jobs auprès de ses membres. «Il est certes important que nous ayons la possibilité de nous adapter dans le futur. Nous souhaitons une grande discussion sur la flexibilité, pas uniquement sur cette seule mesure.»

Les syndicats ont également qualifié la rencontre de positive. Ils ajoutent que les employeurs décidant d’appliquer malgré tout les flexi-jobs s’exposent à rompre la paix sociale et doivent s’attendre à des actions. «La balle est dans leur camp», a averti le secrétaire LBC-CNE Chris Van Droogenbroeck.

(Belga)