Le mois d’avril 2017 dans la ziquemachine à remonter le temps - 01/04/2017 07:00:00

MUSIQUE -

Petit moment de détente musical. Qu’écoutait-on en avril 2007, 1997, 1987, etc.? Réponse dans ce petit montage signé Patrick Zirpolo qui nous emmène dans une ziquemachine à remonter le temps.



2007 Fatal Bazooka – Mauvaise foi nocturne

Décidément, l’année 2007 est loin d’être une fatalité pour Michaël Youn. Après avoir occupé la tête des hit-parades avec Fous ta cagoule en début d’année, le voilà de nouveau tout en haut des charts avec ses camarades de Fatal Bazooka (Vincent Desagnat et Benjamin Morgaine) pour le titre Mauvaise foi nocturne. Il s’agit évidemment d’une parodie de la chanson Confessions nocturnesde Diam’s et Vitaa, avec la participation de… Pascal Obispo. La version qu’ils donnent du clip de Diam’s et Vitaa est plus trash que l’originale.

Rien ne prédestinait Pascal Obispo à collaborer avec le trublion du PAF. «Je l’ai rencontré deux fois sur des plateaux télé, raconte Michael Youn àLibération en avril 2007. Il m’avait dit: Si un jour, vous avez envie de faire des conneries, moi je suis votre homme. On lui a fait écouter la chanson, il a dit d’une moue dubitative: Vous allez me flinguer ma carrière et en fait, il a juste montré ce que nous savions déjà: il est drôle.»

Si la parodie fait rire, Michaël Youn affirme que ce n’était pas le but au départ. Il voulait surtout donner la vision masculine de l’infidélité. «Nous, les mecs, on est d’une mauvaise foi hallucinante quand on trompe notre chérie. On est pris le nez dans la merde et on continue de dire que ça sent bon. On ne voulait rien dire de particulier sur Diam’s et Vitaa.»

L’info pour faire le malin. Ce n’est qu’un an plus tard que Michaël Youn rencontrera Isabelle Funaro, qui n’est autre que l’ex de… Pascal Obispo. Pas de quoi fâcher les deux artistes, qui continuent à partager des bons moments ensemble.

1997 No Doubt – Don’t Speak

«You and me, We used to be together, Everyday together always, I really feel that I’m losing my best friend, I can’t believe this could be the end…» En avril 1997, un titre fait l’unanimité en tête des classements des hit-parades européens: Don’t speak, interprété par le groupe américain No Doubt.

Si le titre commence comme un slow assez doux, la rythmique s’accélère dès le refrain et jusqu’au bout de la chanson. Celle-ci parle d’une histoire réelle, la fin de la relation de sept ans entre la chanteuse Gwen Stefani et le bassiste Tony Kanal. Elle est signé par Éric Stefani (frère aîné de la chanteuse et fondateur de No Doubt avec John Spence) et sa sœur Gwen.

Sortie en avril 1996 aux USA, elle est rapidement devenue un tube grâce à son passage sur les ondes. Elle restera 16 semaines à la tête du Billboard Hot 100 Airplay. Elle est encore aujourd’hui la 2e chanson à être restée aussi longtemps en tête de ce classement.

Dans le clip, on peut voir Tony Kanal cueillir une orange qui est rongée par les asticots. On retrouve aussi des extraits de concert et une critique du fait que les médias s’intéressent plus à la plastique de la chanteuse qu’aux autres musiciens. Le clip a gagné un MTV Video Music Award de la meilleure vidéo pour un groupe et a été nommé pour le MTV Video Music Award de la vidéo de l’année en 1997.

L’info pour faire le malin. La chanson de No Doubt a connu plusieurs versions avant de devenir le succès que l’on connaît. On a retrouvé pour vous une versionavec d’autres paroles pour le couplet d’introduction et un accompagnement à… l’accordéon!

1987 Licence IV – Viens boire un p’tit coup à la maison

En avril 1987, le début du printemps est marqué par une nouvelle chanson à boire popularisée par le groupe Licence IV, formé par Francis Vacher, d’Olivier Guillot et Gilles Lecouty (alias Gilou, accordéoniste de Pierre Perretou, plus rarement, de Renaud). Les paroles sont signées par Francis et Olivier, tandis que la musique est à mettre au crédit de Jean-Jacques Falon, qui n’est autre que le pseudo de Jean-Jacques Lafon, qui s’est fait connaître deux ans plus tôt avec le tube Le géant de papier.

«On a fait cette chanson pour rigoler et ça a été un carton, racontait Gilou, seul membre encore vivant, au Courrier du pays de Retz. On a vendu 1,4 million d’exemplaires! Ce sont les jeunes qui ont fait notre succès. Ce sont eux qui achetaient notre album.»

Un coup de maître puisque le disque se classera treize semaines en tête du Top 50. De quoi obtenir un disque de platine et d’être la meilleure vente de 1987. Il faudra attendre la sortie du singleLa Isla Bonitade Madonna pour voir Viens boire un p’tit coup… perdre sa première place.

Dans le clip, on peut s’amuser à repérer une série de personnalités des années 80: Paul Préboist, Dick Rivers, Patrick Sébastien, Carlos, Moustache, Sophie Darel, Éric Charden, Thierry Rey, Roger Zabel ou Philippe Lavil.

L’info pour faire le malin. Licence IV, c’est un drôle de nom pour un groupe. Sauf qu’en France, la licence IV est l’autorisation nécessaire pour certains débits de boisson pour vendre des boissons alcoolisées et liqueurs.

1977 Demis Roussos – Mourir auprès de mon amour (Because)

«S´il faut mourir un jour, je veux que tu sois là. Car c´est ton amour qui m´aidera à m’en aller vers l’au-delà.» On ne peut pas dire que les paroles de ce titre de Demis Roussos soient très réjouissantes. Cela n’empêche pas le chanteur d’origine grecque de se hisser en tête des hit-parades en ce printemps 1977 avec cette version française de Because, sortie un an plus tôt.

Cette chanson est écrite par Alec R. Costandinos (Alexandre Garbis Sarkis Kouyoumdjian de son vrai nom), roi de l’eurodisco dans les années 70; Vangelis (Evangelos Papathanassiou) et… Patrick Loiseau, parolier et compagnon attitré de Dave depuis le début des années 70.

Mourir auprès de mon amour figure sur l’album Magic, qui marque le retour d’une collaboration entre Demis Roussos et Vangelis après la séparation des Aphrodite’s Child (Rain and Tears) en 1972.

L’info pour faire le malin. Demis Roussos fera une spécialité de chanter ses chansons en plusieurs langues. «Because» a été chantée en sept langues, dontl’espagnol (Morir al lado de mi amor).

1967 The Beatles – Penny Lane

Sortie le 17 février 1967 au Royaume Uni sur un 45 tours «double face A» avec Strawberry Fields Forever, Penny Lane mettra peu de temps pour figurer en tête des chansons les plus populaires en Belgique ou ailleurs. Mais elle n’atteindra pas la tête du hit-parade en Angleterre (lire l’info pour faire le malin).

La genèse de ce morceau se situe à la fin de l’année 1966. Après l’album Revolver et la tournée mondiale qui s’ensuit, les Beatles décident d’arrêter de tourner. Du coup, après quelques jours de congé, quand ils retournent en studio, c’est avec l’envie de créer des choses jamais entendues auparavant.

«Si nous ne tournons plus, nous pouvons enregistrer de la musique que nous n’aurons pas à interpréter en public, et cela veut dire que nous pouvons créer quelque chose qui n’a jamais encore été entendu, un nouveau genre de disque avec de nouveaux types de sons», explique John Lennon à George Martin, selon l’autobiographie des Beatles parue en 2000, The Beatles Anthology.

Si John Lennon évoque son enfance à Liverpool dans Strawberry Fields Forever, Paul McCartney fait de même. Penny Lane est en effet le nom d’une rue de Liverpool mais aussi d’un quartier où John a habité. «Penny Lane, c’était le dépôt où je devais changer de bus pour aller depuis chez moi jusqu’à chez John et chez beaucoup de mes amis. C’était un grand terminal d’autobus qu’on connaissait tous très bien. J’ai chanté dans le chœur de l’église St Barnabas, juste en face», raconte Paul, toujours dans le même livre.

L’info pour faire le malin. À l’origine, Strawberry Fields Forever et Penny Lane devaient figurer sur l’album Sgt. Pepper’s Lonely Hearts Club Band. Mais comme il n’y avait plus eu de titre des Beatles depuis un certain temps, Brian Epstein demande à George Martin de publier un 45 Tours pour l’hiver. L’erreur fut de mettre les deux chansons sur la face A. Comme il n’y avait pas de hiérarchie entre les deux chansons, les radios eurent du mal à faire un choix et aucune d’elle n’atteindra la tête du hit-parade britannique! L’histoire retient que c’est Release Med’Engelbert Humperdinck qui devance Penny Lane et Strawberry Fields dans les charts en février et mars 1967.

M.U. (L'Avenir)