Écolo veut contraindre Ryanair à respecter le droit belge - 25/05/2011

CHARLEROI -

Écolo ne décolère pas après les révélations de l’Avenir sur les pratiques de Ryanair vis-à-vis de son personnel. les Verts déposent une proposition de loi pour obliger la compagnie irlandaise à respecter le droit belge.



« La révélation par le journal l’Avenir de ce jour des tests anti-drogue imposés aux travailleurs belges de Ryanair au mépris de la législation belge constitue une nouvelle illustration des limites du modèle "low cost" et du dumping social pratiqué par l’entreprise irlandaise ».

Voilà la réaction du groupe Écolo à la Chambre après nos révélations.

« On ne peut accepter au XXIème siècle que des travailleurs, principalement des hôtesses de l’air, soient contraints d’accepter des contrats au rabais au mépris de leurs droits élémentaires. Pour ECOLO et Groen !, la législation belge doit être adaptée de telle sorte que les travailleurs belges du transport aérien relèvent du droit social belge et bénéficient donc de la plénitude de leurs droits. » explique le député Georges Gilkinet.

« Aujourd’hui, pour être engagé chez Ryanair, il faut accepter les conditions salariales irlandaises (non-paiement des heures supplémentaires, flexibilité maximale,…) ainsi que des droits en sécurité sociale (maladie, pensions, allocations familiales,…) limités. En agissant de telle sorte, cette compagnie aérienne soumet les travailleurs à un régime de sécurité sociale nettement moins protecteur que celui valable en Belgique et ce au mépris des lois fédérales relatives aux contrats de travail. »

Afin d’empêcher la continuation de tels abus dans l’avenir, le groupe Écolo-Groen ! à la Chambre a donc déposé une proposition de loi visant à trancher le conflit de compétence sur lequel s’appuie Ryanair et à faire en sorte que cette entreprise relève explicitement du droit belge pour ce qui concerne ses travailleurs basés en Belgique.

Les écologistes demanderont que cette proposition de loi puisse être portée le plus rapidement possible à l’ordre du jour de la commission des Affaires sociales de la Chambre.

Car « Il est en effet urgent de mettre fin à ces pratiques de dumping social ! » conclut Gilkinet.