Les Templeuvois se sont fait très peur

BC Templeuve 74 RCS Natoye 64

Les Templeuvois se sont fait très peur
Basket Templeuve hommes 26-12-2012 ©EdA - 201559494705

Les «Frontaliers» n'auront pas eu besoin pour l'emporter d'un panier contre son camp de P-Y Winquin, la dernière star du web. Il aura pourtant fallu attendre les ultimes minutes pour les voir enfin proposer quelque chose. Paralysé, voire carrément terrorisé par l'enjeu, l'ensemble du groupe templeuvois s'est fort longtemps fourvoyé.

À défaut de qualité, on retiendra donc le jusqu'au-boutisme local et la belle abnégation. Sans être réellement exceptionnel, le premier quart-temps fut correct, sans plus, avec de bons Hochepied et Ramon pour alimenter le compteur de l'Essor. Dès les dix minutes suivantes, le public ne put que constater que les deux formations se battaient pour le maintien et que le perdant ne s'en relèverait sans doute pas.

Une maladresse inquiétante

La peur de mal faire habitait tous les acteurs, mais plus encore les Templeuvois qui, à la maison, avaient l'obligation de gagner. Résultat: 19 pertes de balle avant la pause et une maladresse offensive assez inquiétante. Natoye en profitait pour prendre un léger ascendant au repos et augmenter encore son avance au retour sur le parquet. L'écart atteignait une petite dizaine de points en faveur des visiteurs et chaque fois que l'Essor se rapprochait, l'une ou l'autre approximation sur les actions qui suivaient l'empêchaient de revenir.

Une bonne montée d'Ashman réduisait quand même le retard des Templeuvois à deux points avant la dernière ligne droite. Deux changements de défense de Lamborelle, qui aurait pu, de son propre aveu, s'y résoudre un peu plus tôt dans la rencontre, allaient cependant inverser la tendance dans le money-time, même s'il fallait réellement patienter jusque les toutes dernières minutes pour pouvoir souffler, grâce aux vétérans Motte et Dubois, qui y allaient chacun d'une belle série pour arracher les trois points, avec l'aide d'Hochepied. Mais diable que ce fut laborieux!

« Une gueulante à la pause »

Sébastien Lamborelle était le premier à le reconnaître: «Nous étions tout plus stressés les uns que les autres et cela ne nous a pas aidés à faire les bons choix! Moi le premier, je n'ai pas peur de le dire. J'aurai sans doute pu passer en zone plus tôt mais c'est toujours facile à dire a posteriori. Le box sur Badoux a aussi bien fonctionné sur la fin. C'est très rare mais j'ai dû pousser une gueulante à la pause pour réveiller tout le monde. Mais je retiendrai quand même cette envie d'y croire encore et de se battre pour obtenir notre maintien.»

Y.V.

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