Craintes de fermeture de lignes ferroviaires: « Absolument infondées »

Le ministre fédéral de la Mobilité, Georges Gilkinet, a qualifié mardi d’" absolument infondées " les inquiétudes exprimées par la CGSP Cheminots, qui dit craindre la fermeture d’une vingtaine de lignes ferroviaires, menacées selon elle en raison du sous-financement accordé à la SNCB et à Infrabel, le gestionnaire de l’infrastructure ferroviaire.

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 Georges Gilkinet.
Georges Gilkinet. ©BELGA

"Je voudrais affirmer qu’il n’y a aucun projet de fermeture de ligne. Tout au contraire, on veut renforcer le réseau, attirer plus de voyageurs et plus d’entreprises" pour le transport de marchandises, a affirmé Gilkinet à l’agence Belga à l’occasion d’une visite à l’aéroport de Charleroi-Gosselies, à l’occasion de la présentation d’un nouveau radar-sol.

Gilkinet (Écolo) a jugé "absolument infondées" les craintes exprimées lundi par la CGSP Cheminots Liège-Verviers-Huy-Welkenraedt (LVHW).

Le syndicat socialiste a affirmé lundi que le contrat de service de la SNCB et le contrat de performance d’Infrabel ne prévoient que des montants de 115 millions d’euros pour 2023 et de 100 millions d’euros pour 2024 alors que, selon la CGSP, "250 millions d’euros sont nécessaires pour entretenir le réseau en 2023 et 2024".

Le secrétaire régional de la CGSP Cheminots LVHW, Laurent Brock, environ 25 lignes en Belgique, représentant 750 km, sont menacées, faute d’entretien.

En province de Liège, les lignes visées seraient les L34 Glons-Liers, L39 Montzen-Welkenraedt, L49 Welkenraedt-Eupen, L37 Liège-Aix, L44 Pepinster-Spa, L42 Rivage-Gouvy et L43 Liège-Marloie. "S’il n’est pas question de fermeture pure et dure de lignes, sachant que cela est interdit par la loi, on va arrêter d’entretenir et donc, cela pourra mener à l’arrêt par mesures de sécurité. In fine, il pourrait y avoir des lignes inutilisables dès 2024", a souligné M. Brock lors d’une conférence de presse à Liège. Selon lui, les lignes 42 et 43 (région de l’Amblève vers le Luxembourg) pourraient être les premières concernées.

"Il n’y a pas de sous-financement. Il n’y a jamais eu autant de moyens pour le rail", a rétorqué mardi Gilkinet depuis Charleroi.

"Il y a des engagements (de la part du gouvernement fédéral) qui sont très clairs pour les dix ans à venir. Il n’y a pas de projet de fermeture de ligne, tout au contraire", a ajouté le ministre, en mettant l’accent sur les investissements prévus et les deux milliards d’euros déjà injectés dans le rail depuis le début de la législature.

"Et pour les dix prochaines années, c’est également deux milliards d’euros qui permettront de financer le contrat de service public de la SNCB et le contrat de performance d’Infrabel, à conclure d’ici la fin de l’année", a-t-il encore affirmé.