Le rail ne supporte pas le soleil

Les effets de la canicule se font sentir sur le rail. Les retards se multiplient, au grand dam des usagers de la SNCB.

Céline Demelenne
Le rail ne supporte pas le soleil
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Quand ce ne sont pas les feuilles mortes qui entravent le trafic ferroviaire, c’est la chaleur qui est pointée du doigt. Mais, au fond, pourquoi un tel chaos sur le rail? Une précision s’impose d’emblée: ce ne sont pas les températures caniculaires qui occasionnent des perturbations, mais plutôt le soleil.

«Le véritable responsable des retards et des dégâts causés sur le rail n'est pas la chaleur, mais le soleil, omniprésent. Si les températures dépassent les 30 degrés, mais que le soleil est masqué, il n'y a pas de souci», explique Arnaud Reymann, porte-parole d'Infrabel.

Avec le beau temps, les infrastructures ferroviaires sont pour le moins malmenées: «La température est de 10 degrés supérieure au niveau du rail. S'il fait 35 degrés à l'extérieur,le métal avoisine quant à lui les 50 degrés. Ce matériau finit alors par se dilater, de 7 centimètres tous les 100 mètres. L'effet de ''serpentage'', est donc inévitable: le rail aura tendance à sortir de la place qui est la sienne», poursuit Arnaud Reymann.

Des mesures pour contrer les effets de la canicule

Depuis mercredi, le personnel d'Infrabel est sur le qui-vive. Des équipes d'électriciens contrôlent et réparent notamment de nombreux appareils électroniques, cibles favorites des tagueurs. Selon Infrabel, «les boîtiers électroniques, initialement de couleur blanche, sont bien souvent tagués. Prévus pour refléter les rayons du soleil, ils se transforment alors en ''mini fours'', et dépassent les 50 degrés. C'est un peu le même principe qu'un ordinateur en surchauffe, tout cela est très néfaste pour le système informatique.»

Il s’agit par ailleurs d’œuvrer à la réparation de certaines caténaires. Selon qu’elles se tendent ou se détendent, le personnel restructure l’ensemble du dispositif, par un système de poids.

La situation persiste

Arnaud Reymann est formel: «Là où nos équipes sont intervenues, le problème ne se posera plus.»

Du reste, tant que la canicule perdure, la situation demeure imprévisible.