Maisons de repos et hôpitaux sont prêts à affronter la canicule

La vigilance est déjà de mise dans les hôpitaux et les maisons de repos. On n’a pas attendu que la Cellule Interrégionale de l’Environnement (Celine) active le niveau 2 du plan forte chaleur et ozone (voir cadrée ci-contre).

Ca.D.
Maisons de repos et hôpitaux sont prêts à affronter la canicule
1475105 ©BSIP/Reporters

Le triste bilan de la canicule de 2003 est encore dans les mémoires: 1200 personnes sont mortes en Belgique cet été-là.

Dans la plupart des maisons de repos, on a fait le plein de bouteilles d’eau, les climatiseurs et les ventilateurs sont prêts à tourner.

«Nous sommes obligés d'avoir une pièce climatisée par établissement, chez nous c'est le restaurant, explique Françoisee Ketelbuters, directrice faisant fonction des maisons de repos andennaises, La Quiétude et Le Montjoie. Nous disposons de climatiseurs individuels pour rafraîchir les différentes salles de séjour».

«Les personnes âgées ne ressentent pas le besoin de boire comme nous. Il faut penser à leur offrir régulièrement de l'eau aromatisée avec un sirop. On leur proposera aussi des repas froids même si ce type de menu n'est pas ce que les résidents apprécient le plus . On aura une attention toute particulière pour les personnes qui souffrent de problèmes respiratoires chroniques et celles qui sont totalement dépendantes car elles sont plus vite fragilisées par la chaleur ».

Tomber le gilet et les couvertures

Au CHR de Namur, le personnel des deux unités de gériatrie ainsi que celui du service de pédiatrie – les enfants sont particulièrement vulnérables face aux pics de chaleur – s'est vu rappeler les consignes de base: hydrater les patients en suffisance, baisser le store dès que le soleil inonde la chambre et les inviter à se découvrir. «Ils ne se plaignent pas de la chaleur et ont tendance à garder leur gilet et leur couverture même quand la température dépasse les 25 degrés», constate Caroline Henrard, infirmière chef de services. Les kinés et les ergothérapeutes proposeront des activités plus calmes.

Le personnel du CHR se prépare aussi à un surcroît de travail: «Il faut s'assurer que les patients boivent régulièrement, les rafraîchir à l'aide d'un brumisateur ou d'un gant de toilette, changer leur lit et leurs vêtements plus souvent. Pour nos équipes aussi, on a prévu de l'eau en suffisance et commandé plusieurs ventilateurs.»