Sacraliser pour faire silence

Ce lundi, à la demande de la ministre de l’Éducation, Joëlle Milquet, la plupart des établissements scolaires instaureront une minute de silence en hommage aux victimes des attentats.

«La minute de silence est généralement bien respectée dans les écoles dans la mesure où la personne qui l’instaure exprime les émotions qu’elle-même ressent, montre qu’elle y attache de l’importance, constate Bruno Humbeeck. Si vous ne sacralisez pas cet instant, il devient généralement l’expression de tout autre chose. C’est l’exemple du fou rire qui explose à partir du moment où vous réclamez le silence dans un espace qui n’est pas sacré .»