Namur : Thomas se suicide au 357 Magnum à l'entrée de l'école

Thomas, 17 ans, a mis fin à ses jours, un revolver sur la tempe, dans un petit recoin à l'entrée de l'institut Saint-Louis. Un drame pour toute l'école namuroise.

Samuel HUSQUIN
Namur : Thomas se suicide au 357 Magnum à l'entrée de l'école
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Qu'est-ce qui s'est passé ? Un suicide ? C'est pas vrai... » Les yeux bleus de cette maman se vitrifient. Du trottoir qui fait face à l'entrée principale de l'Institut Saint-Louis, elle guette la sortie des classes. Toutes les mamans, tous les papas auront la même réaction d'effroi en voyant le véhicule d'urgence du SMUR et les autos de police, garés en nombre devant l'école namuroise de la rue Pepin. Impossible dès lors d'imaginer le désarroi des parents et des proches de Thomas Davreux, un jeune Rhisnois né le 25 février 1992 qui était en classe de rhétorique.

Hier matin, le grand adolescent est venu à l'école avec une arme dissimulée dans une valisette. Et pas n'importe quelle arme : un revolver 357 Magnum.

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« Son père a les autorisations pour détenir cette arme », précise d'emblée Axel Delannay, porte-parole du parquet de Namur. Il semble que le papa de Thomas est affilié à un club de tir sportif.

Le jeune homme a donc réfléchi à son acte fatal. Il s'est arrangé pour subtiliser le 357. Hier, après la récréation matinale qui se termine à 10h10, certains l'ont vu déambuler à l'entrée de l'école.

« Des agents du personnel technique l'ont entraperçu en contrebas des escaliers qui font face à l'entrée », signale le parquet. « Ils ont ensuite entendu une déflagration. Ils se sont précipités et ont découvert le corps sans vie du jeune homme. » Thomas s'était tiré une balle dans la tête, à hauteur de la tempe.

Tout a été rapidement entrepris pour éviter que les élèves ne soient exposés à une si pénible scène.

Un SMS envoyé à une amie

La question du pourquoi reste sur toutes les lèvres. « Car on n'a toujours pas de réponses bien concrètes, de débuts d'éléments », concède Axel Delannay. Même si, sur le plan judiciaire, le dossier est clos, la police namuroise continuera l'enquête. « Ne fût-ce que pour aider la famille à comprendre un peu mieux les raisons de cet acte. »

On sait seulement que Thomas, avant de commettre l'irréparable, a envoyé un SMS à une amie. Un message court mais terriblement explicite, dans lequel il ne laisse pas planer de doute quant à ses intentions.

« C'était un élève modèle », souffle Laurent Henquet, le directeur de l'Institut Saint-Louis.

« Il est issu d'une famille sans problème. Il n'est pas connu de nos services », confirme Axel Delannay, pour le parquet de Namur.

Parmi les élèves, certains décrivent Thomas comme un jeune gars, plutôt introverti mais pas associable pour autant. Certains évoquent des moqueries quant à son look. Quelques méchancetés d'ados. Qui peuvent aussi faire mal, très mal quand on 17 ans. Mal-être grandissant ? Peine de coeur ? Personne ne pouvait hier soir vraiment expliquer un acte aussi violent que terrible.

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