Production industrielle de cannabis découverte à Eghezée

EXCLUSIF| Un patron de restaurant chinois, son épouse et deux clandestins ont été arrêtés dans le cadre d'un vaste trafic de stupéfiants. Dans deux chalets, à l'arrière de leur maison de Waret-la-Chaussée, ils faisaient pousser un bon millier de plants de cannabis.

Production industrielle de cannabis découverte à Eghezée
633537

Ce ne sont pas de "dim sum" ni des litres de potage aux ailerons de requin que les enquêteurs de la police judiciaire fédérale ont trouvé au domicile de ce couple d'origine vietnamienne.

Dans les chalets implantés à l'arrière de cette villa quatre façades de Waret-la-Chaussée, ils ont trouvé un bon millier de plants de cannabis.

"C'était une véritable production industrielle", commente Hugues Marchal, pour le parquet de Namur. "Les spécialistes de la police fédérale ont estimé que l'on pouvait cultiver 1400 plants à la fois dans ces installations. Et on a estimé que chaque culture pouvait rapporter un bénéfice d'environ 150000€."

Quand on sait qu'une culture de cannabis prend environ onze semaines, inutile de sortir sa petite calculette pour évaluer les profits juteux réalisés dans cette petite entreprise.

Plus dérangeant encore, lors de leur perquisition, les enquêteurs ont également interpellé trois clandestins, eux aussi d'origine vietnamienne. Ils étaient apparemment les "jardiniers" de cette exploitation peu commune.

Un trafic vers l'Angleterre ?

Au centre de ce trafic aux ramifications internationales, on trouve un homme âgé de près de quarante ans. Il était également aux commandes du restaurant chinois "Le Palais du Dragon", à Eghezée.

Il avoue avoir lancé cette "diversification" suite à des difficultés financières rencontrées dans son activité. Il explique qu'il n'en était qu'à sa deuxième "récolte", la première ayant été un fiasco total. Toujours selon ses dires.

Les plants étaient cultivés et séchés sur place. Le Waretois d'origine vietnamienne a expliqué que les substances prenaient la direction des coffee shops hollandais. Mais d'autres infos citent également l'Angleterre comme destination finale de ces produits.

La patron, son épouse mais aussi deux clandestins ont été placés sous mandat d'arrêt du chef de trafic de stupéfiants.
Aujourd'hui, les enquêteurs sont toujours sur place, au milieu de cette culture qui ne devrait quand même pas supplanter la betterave sur les terres de la Hesbaye namuroise...

Samuel HUSQUIN

Prolongez l'info dans Vers L'Avenir Namur de ce jeudi