Je suis une activité qui a été très affectée par la pandémie et qui me suis très bien remise, je suis, je suis…

À la façon d’un Julien Lepers, on pourra répondre : « l’économie belge ».

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Je suis une activité qui a été très affectée par la pandémie et qui me suis très bien remise, je suis, je suis…
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Si l’on s’est beaucoup plaint et inquiété, l’économie belge a quand même crû de 6% en 2021. Un résultat remarquable qui a surpris tout le monde. Bien sûr, la reprise n’a pas bénéficié de la même façon à tous les secteurs. Et tous sont affectés par les difficultés d’approvisionnement que le marché rencontre et qui font monter les prix. Mais aussi par les pénuries de main-d’œuvre. Elles croissent au point de freiner les possibilités de la Belgique de bénéficier pleinement des fruits de la reprise. Occasion manquée.

Cette reprise qui est également menacée par l’accroissement du prix de l’énergie. Il semblerait que l’accroissement de 30% de son prix coûterait 10.000 emplois. De même, 1% d’inflation dans un trimestre coûte 0,3% de consommation au trimestre suivant.

Et si l’indexation des salaires protège partiellement les salariés des effets de l’inflation, elle met aussi en danger la compétitivité des entreprises par rapport à nos pays voisins, qui ne connaissent pas un tel système.

Quant au marché du travail, de façon étonnante, il a montré une forte résilience en 2021. Jamais autant de personnes n’ont été au travail en Belgique: 5 millions. Mais, avec pour corollaire que le taux de vacance d’emploi s’accroît. Et si la Belgique veut passer de 71,6% de taux d’emploi à 80%, il convient de créer 650.000 emplois supplémentaires.

Il faut donc progresser afin de:

- garder les gens au travail en développant les efforts autour du bien-être au travail et de la formation (en légère perte de vitesse: -2%);
- favoriser des réintégrations fluides après licenciement ou maladie;
- intégrer le télétravail comme une donnée durable qui jouera, comme les éléments salariaux ou extra-salariaux, dans le choix des personnes de rejoindre ou de rester dans une entreprise.

Le marché du travail est donc à la fois un reflet et un paradoxe face à l’évolution économique et aux phénomènes induits par la crise de la COVID-19.

Il est grand temps que la Belgique réfléchisse et agisse sur les trois plans soulignés ci-dessus. Et chez Federgon, on y a déjà travaillé. Tous nos plans sont à lire sur https://federgon.be/fr/publications/

En savoir plus sur l’année 2021? Rendez-vous sur https://federgon.be/fr/mieux-comprendre-le-marche-du-travail-retrospective-2021-perspectives-2022/

Arnaud le Grelle

Directeur régional FEDERGON