Educam : la formation de mécanicien mise en pratique

L’examen de certification sectorielle mis en place par Educam rencontre un franc succès auprès des jeunes et des employeurs du secteur automobile.

Romain Van der pluym
Educam : la formation de mécanicien mise en pratique
Mechanics at work ©Monkey Business – Fotolia

Dimanche, les nouveaux diplômés ayant réussi la certification sectorielle de dernière année se verront décerner la certification sectorielle d’Educam.

«Légalement, ce certificat n'a aucune valeur, confie Isabelle Calista, directeur d'Educam Partner. C'est un complément pratique à la formation de mécanicien. Il consiste en une épreuve pratique à passer devant un jury de professionnels. Ceux-ci jugeront si l'élève est apte au niveau de la pratique du métier. »

1 000 inscrits en 2013 ?

En bref, les étudiants obtiennent une attestation garantissant leurs capacités. Elle ne remplace toutefois pas le diplôme officiel mais se fait en parallèle de l’enseignement professionnel ou de l’alternance.

D’ailleurs, les écoles ont profité de ce système pour fusionner leurs tests avec ceux d’Educam même si les critères de réussite de la reconnaissance sectorielle sont plus élevés que ceux de l’IFAPME.

Ce test plaît, en atteste le nombre d’étudiants ayant présenté les épreuves. En 2012, ils sont 306 à avoir tenté le certificat de mécanicien d’entretien (fin de 2e année) et 65% l’ont réussi, 233 celui de mécanicien polyvalent (fin de 3e année, 50% de réussite) et 32 se sont aventurés dans la formation complémentaire de technicien en maintenance (30% de réussite).

«Avec 571 élèves au total et un taux de réussite dépassant les 50%, nous prouvons l'attrait et le sérieux de notre certificat, explique Isabelle Calista. L'objectif pour la nouvelle batterie d'épreuves est d'atteindre les 1 000 participants. Nous ajouterons également une nouvelle formation, celle de carrossier. »

Des futurs certifiés emplis d’enthousiasme

Les témoignages de mécaniciens (lire ci-contre) et de jeunes apprentis ne font que confirmer la croissance statistique.

«Le style d'enseignement qui nous est prodigué en apprentissage me convient très bien car nous mettons nos compétences en pratique, commente Julien Bayens, stagiaire chez Citroën Belux à Namur. Je suis en 3e année, et donc titulaire du certificat de technicien d'entretien, il ne me reste qu'un jour de cours par semaine (2 jours pour la première année, NDLR) et le reste du temps je travaille au garage. »

En plus d'une rémunération comprise entre 300 et 500€ par mois, les étudiants engrangent une expérience notable afin de décrocher leur certification sectorielle. «C'est une réelle plus-value pour mon CV et j'espère qu'il m'aidera à rapidement trouvé un emploi », poursuit Julien Bayens.

«La seule chose qui rebute les gens, c'est la crise automobile, annonce Isabelle Calista. Pourtant, les chiffres prouvent que tout le secteur des réparations reste stable. Les gens changent moins souvent de véhicule et les voitures vieillissantes nécessitent plus d'entretien et de réparation. »

Puis, avec 85% de certifiés engagés endéans les 6 mois, les statistiques de la reconnaissance sectorielle font des envieux.