Études de médecine à l’UMons et l’UNamur : le gouvernement de la FWB donne son feu vert aux habilitations

Sur proposition de la ministre de l’Enseignement supérieur, Valérie Glatigny, le gouvernement de la Fédération Wallonie-Bruxelles a approuvé en première lecture l’avant-projet de décret qui formalise l’accord sur les habilitations obtenu le 25 mars 2023.

 L’UMons et l’UNamur vont pouvoir organiser le cursus en médecine qu’ils réclamaient.
L’UMons et l’UNamur vont pouvoir organiser le cursus en médecine qu’ils réclamaient. ©BELGAIMAGE

C’est la fin d’ un feuilleton qui avait déchaîné les passions politiques ces dernières semaines : ce vendredi, le gouvernement de la Fédération Wallonie-Bruxelles a avalisé les 57 habilitations recommandées par l’ARES (Académie de recherche et d’enseignement supérieur).

Parmi celles-ci, figurent donc les demandes formulées par l’UMons (pour un master complet en médecine) et l’UNamur (pour un master en spécialisation de médecine générale), lesquelles avaient récemment fait l’objet d’ un chantage politique de la part du PS notamment, auquel le parti de la ministre de tutelle, le MR, avait refusé de céder.

Le 25 mars, un accord avait finalement pu être trouvé. Celui-ci prévoyait une autorisation in fine pour les deux cursus réclamés, mais sans financement supplémentaire, et assortie d’un moratoire de 3 ans sur les nouvelles habilitations et d’une réforme du dispositif.

Une réforme en cinq points

Réunis en conseil des ministres depuis jeudi, les membres de l’exécutif de la Fédération Wallonie-Bruxelles ont donc avalisé ce nouveau dispositif.

"Les moyens du refinancement doivent bénéficier aux étudiants en permettant de renforcer leur encadrement et de les guider vers la réussite, et non à une compétition entre établissements qui mène à une baisse de la qualité des formations ", souligne la ministre de tutelle Valérie Glatigny, laquelle avait obtenu une revalorisation de 50 à 80 millions € de l’enveloppe fermée destinée à l’enseignement supérieur. "Cette réforme du processus des habilitations constitue, après la réforme du décret Paysage, le renforcement des aides à la réussite ou encore le renforcement des aides aux étudiants, une nouvelle avancée au bénéfice de la qualité de notre enseignement supérieur francophone", ajoute la ministre MR.

Cette réforme introduit en réalité 5 nouveaux dispositifs : le blocage du financement de toute nouvelle habilitation pendant 3 ans à compter de son activation pour tous les établissements : le principe +1/-1 (pour toute nouvelle habilitation octroyée, une habilitation existante activée devra en principe être supprimée) ; la prise en compte d’avis de l’administration et des milieux économiques et sociaux en marge de toute nouvelle demande d’habilitation ; l’application du principe de péremption (les habilitations non activées après 3 ans seront supprimées) ; la désignation du président de l’ARES par le gouvernement après avis "simple" et non plus "conforme" du CA de l’ARES.

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