Les lampes UV pour sécher le vernis peuvent provoquer des cancers

Un peu comme les bancs solaires, les petites lampes à UV qui sèchent le vernis pourraient être à l’origine de certains cancers de la peau.

La Rédaction de L'Avenir
L'usage d'une lampe à UV pourrait être cancérigène.
L'usage d'une lampe à UV pourrait être cancérigène. ©Adobe Stock

Le vernis permanent rencontre un grand succès, et c’est bien normal. Une fois qu’il est posé, c’est pour de bon, et il faut vraiment y aller pour l’abîmer. Si vous vous êtes rendue chez une manucure pour que le rendu soit parfait, celle-ci a probablement utilisé une lampe à UV pour sécher le vernis. Eh bien, ce n’était pas une bonne idée, que du contraire. En effet, comme le rapporte Nature Communications, l’usage de tels appareils provoquerait des mutations des cellules, endommagerait l’ADN et serait à l’origine de cancers de la peau. Ces résultats ont été obtenus suite à une étude menée par une équipe de chercheurs de l’université de Californie.

Pour en arriver à de telles conclusions, les chercheurs ont mené des expériences sur des cellules d’humains et de souris. Ils ont constaté qu’une seule séance de 20 minutes entraînait la mort de 30 % des cellules exposées aux UV. Au bout de trois séances consécutives, ce nombre s’élevait à 65 % et pouvait même atteindre 70 % dans certains cas. Et ce n’est pas parce que les autres cellules “survivaient” qu’elles s’en sortaient indemnes. En effet, les chercheurs ont constaté que leur ADN et leurs mitochondries étaient endommagés. Bref, c’est loin d’être l’idéal.

Dans une interview accordée à PhysOrg, le chercheur Ludmil Alexandrov a expliqué que certains des dommages causés à l’ADN ne se résorbaient jamais et entraînaient même des mutations supplémentaires à chaque exposition à une lampe à UV. “Ces schémas de mutation sont exactement les mêmes que ceux observés chez les patients atteints d’un cancer de la peau”, a-t-il notamment exposé.

Mais bon, dans ces cas-là, la question est de savoir si utiliser une lampe à UV une fois de temps en temps entraînait réellement un risque pour la santé. Eh bien, la réponse, on ne l’aura pas tout de suite. En effet, la réalisation d’une étude poussée prend une bonne dizaine d’années.

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