Surprenantes histoires judiciaires en Wallonie: un chalet à détruire, de faux masques à gaz, des hamburgers plus savoureux à Arlon

Chaque dimanche retrouvez notre sélection d'histoires étonnantes racontées lors des audiences de la semaine écoulée en Wallonie.

La Rédaction de L'Avenir

1. Des agriculteurs retraités devraient démonter leur chalet et leur abri en bois

Le parquet et la Région les poursuivrent pour avoir construit , il y a 20 ans, un chalet et un abri en bois en zone forestière. La défense plaide qu'il s'agit surtout d'une zone agricole.

Le conseiller des prévenus explique que lorsque ces agriculteurs ont acquis ces 8 hectares de terres dans les années 70, avant l’entrée en vigueur du plan de secteur de 1978, " ces zones n’étaient en rien forestières, il s’agissait de pâturages avec des bovins.

Ensuite dès 2001, les agriculteurs y ont installé une caravane puis ont construit ce petit chalet en bois et l’ont déclaré à la Commune de Fauvillers. La Commune était parfaitement au courant. Jamais personne ne leur a fait de remarque. L’agent de quartier était au courant. On leur a toujours dit que leur activité était agricole et n’avait rien à voir avec une zone forestière. En 2017, mes clients ont cependant demandé une régularisation au service Urbanisme de la Commune. "

2. Il séduit une quadragénaire et lui soutire entre 60 000 et 100 000 €

Lors de l’instruction d’audience, Guy Kamto, un trentenaire, s’est présenté, élégant, beau parleur, plutôt séduisant, et avait réponse à tout pour expliquer ses agissements avec une dame quadragénaire de Marche qu’il a dragué sur les réseaux sociaux. Il lui a raconté des tas de balivernes qui se sont avérées de fieffés mensonges. Pire, il a réussi à se faire remettre une somme importante pour des motifs assez troubles, plus de 60 000 € d’après ses dires, mais plus de 100 000 € selon la dame. La dame, vulnérable et en détresse affective suite au décès récent de sa mère adoptive, est tombée sincèrement amoureuse et a été particulièrement crédule.

guillement

"Je ne savais pas que les hamburgers du Quick d’Arlon étaient plus savoureux que ceux d’Anvers"

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4. Porteurs de faux masques à gaz achetés dans un magasin de farces et attrapes, ils profitent de la naïveté d’une habitante

Afin de convaincre une dame de la nécessité d’engager des frais complémentaires à ceux déjà avancés pour la rénovation de la charpente du toit de son habitation "infestée d’insectes", ils eurent recours à des fumigènes qui les amenèrent à porter de faux masques à gaz qu’ils reconnurent avoir achetés dans un magasin de farces et attrapes. Ils s’y étaient d’ailleurs filmés.

Ils persuadèrent la femme de quitter son domicile, le temps du traitement alors qu’elle ne courait aucun danger. Pour la remercier de sa compréhension, ils lui offrirent un bouquet de fleurs !

Tout en reconnaissant le caractère "odieux" de l’escroquerie commise, les avocats plaidèrent la suspension du prononcé pour "des apprentis sorciers" ou "pieds nickelés" qui ont abusé de la "crédulité incroyable" de leur victime.

5. Des cagoules, un coup-de-poing américain, surprenant 1er mai, en rase campagne...

Le 1er mai dernier, ce n’est pas à Jodoigne mais à Herstal que le MR organisait son rassemblement annuel pour "fêter le travail". Du côté de la cité de la Gadale, se tenait par contre, en rase campagne, une petite réunion qui visiblement n’avait rien de politique… Un policier qui n’était pas en service aperçut plusieurs individus regroupés dans un champ, et qui avaient enfilé des cagoules pour dissimuler leur visage.

Ce geste et l’attitude de ces jeunes gens firent craindre au professionnel qu’un mauvais coup était en train de se préparer à l’abri des regards. Il passa donc un coup de fil à ses collègues qui étaient au travail, afin qu’ils se rendent sur place et contrôlent les suspects pour les dissuader de passer à l’action ou peut-être découvrir ce qu’ils avaient derrière la tête…


Mais encore

Le tribunal “en panne” pour sa première audience correctionnelle de l’année 2023

Démarrage de 2023 sur les chapeaux de roues pour la 11è chambre correctionnelle du tribunal de Charleroi… “Une panne”, comme l’a dit la présidente du tribunal. Impossible d’avancer dans le moindre dossier, il y a trop d’absents.

Tout semblait pourtant bien parti : à 9 heures du matin, la juge, la greffière et la substitute du procureur du Roi sont là. La petite salle 240 du 1er étage du Palais de Justice est remplie d’une quinzaine de personnes, et plusieurs avocats sont présents sur les bancs.

Mais après quelques remises (tel dossier sera plaidé dans X semaines en raison de ceci ou cela, NdlR)… il ne restait plus que le public. Aucune toge à l’horizon.

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