2022, année record en Belgique pour la production d’électricité issue des énergies renouvelables (infographies)

La production d’électricité issue de l’énergie éolienne et de l’énergie solaire a battu des records en Belgique lors de l’année 2022. Toutefois, elles ne représentent toujours qu’un cinquième du mix électrique total produit dans notre pays, lequel continue par ailleurs à exporter davantage d’électricité qu’il n’en importe.

Romain Veys
 L’énergie éolienne, mais aussi l’énergie solaire: deux sources qui génèrent désormais 20% du mix de production électrique en Belgique.
L’énergie éolienne, mais aussi l’énergie solaire: deux sources qui génèrent désormais 20% du mix de production électrique en Belgique. ©Kampan - stock.adobe.com

L’année 2022 s’est révélée particulièrement féconde pour les sources renouvelables de production d’électricité. C’est ce qu’il ressort du dernier rapport d’ Elia, le gestionnaire du réseau de transport d’électricité à haute tension en Belgique.

Avec un total de 17,4 TWh produits grâce à l’énergie éolienne et à l’énergie solaire, l’année écoulée fait même office de record en la matière, suivant une augmentation de 2,2 TWh par rapport au 2021, indique Elia ce vendredi.

Le 11 mai dernier, un nouveau record absolu quart-horaire a pu être ainsi atteint avec une production de 7,112 GWe (ce qui correspond à 67% de la consommation totale en électricité pour ce quart d’heure), ce qui est plus élevé donc que la capacité installée de l’ensemble du parc nucléaire belge (5,931 GWe avant la fermeture définitive de Doel 3 en septembre, selon les données publiées par l’Autorité fédérale de contrôle nucléaire, l’AFCN)!

Augmentation de la capacité installée

En 2022, l’éolien offshore représentait ainsi 7,5% du mix électrique belge (+ 0,2% par rapport à 2021), l’éolien terrestre 5% (+0,7%) et le solaire 7,3% (+2,1%). Au total, donc, le renouvelable issu de l’éolien et du solaire représente 19,8% du mix électrique produit en Belgique (16,7% en 2021).

"Il est rare que la moitié de la consommation belge soit couverte par des énergies renouvelables, note ELIA. Cependant, d’année en année, cela devient de plus en plus courant. En 2022, c’était le cas pour 4,0% du temps, ce qui est le double de l’année 2021."

Cet état de fait s’explique, notamment, par l’augmentation progressive des capacités installées : + 14% pour l’éolien terrestre et + 35% pour le photovoltaïque. Quant à l’éolien offshore, le projet de construction d’un second parc au large des côtes belges, baptisé "zone Princesse Élisabeth", devrait permettre de plus que doubler (entre + 3,15 et + 3,50 GWe) les capacités installées à l’heure actuelle (2,26 GWe). Le projet est espéré à l’horizon 2030.

Le nucléaire sous les 50%

C’est toutefois le nucléaire qui, malgré la fermeture – conformément à la loi de sortie progressive du nucléaire de 2003 – du réacteur de puissance Doel 3 fin septembre, demeure la principale source de production avec 47,3% du mix électrique belge.

Il s’agit là d’une valeur moins élevée que l’année dernière où le nucléaire représentait 50,2% du mix électrique, selon les chiffres consolidés par Statbel.

La production d’électricité issue du gaz est restée quant à elle relativement stable par rapport à 2021 avec 26,9% du mix électrique belge.

La Belgique exporte plus qu’elle n’importe

Parmi les chiffres et constats publiés par Elia ce vendredi, l’on relève encore que, pour la quatrième année consécutive, la Belgique a exporté davantage d’électricité qu’elle n’en a importée : 22,2 TWh d’exportations bruts (pour 6,6 TWh d’exportations nettes).

"L’augmentation de la capacité de production renouvelable en plus des parcs de production traditionnels crée un excédent d’électricité, qui peut être exporté vers nos pays voisins (principalement vers la France en raison de la forte indisponibilité des unités nucléaires mais aussi vers la Grande-Bretagne)", précise Elia.

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