Georges Louis Bouchez: «Si cela ne tenait qu’à moi, le néerlandais deviendrait la deuxième langue obligatoire dès l’école primaire»

Lors d’une interview avec le journal flamand Dag Alemaal, le président du MR s’est entre autre attaqué au système scolaire francophone.

La Rédaction de l’Avenir
 GLB à Herstal lors 1er mai.
GLB à Herstal lors 1er mai. ©BELGA

Le montois à la tête du mouvement réformateur s’est épanché sur ses idées sur l’épaule de la presse flamande. L’occasion pour lui d’évoquer la position de son parti sur l’apprentissage obligatoire du néerlandais dès l’école primaire.

Leur vision revendique une généralisation de l’apprentissage de plusieurs langues dès la maternelle. Cela prendrait la forme de processus d’immersions ou d’échanges d’élèves et d’enseignants.

A ce sujet, GLB prône une norme, celle du bilinguisme. Un niveau qu’il dit ne pas avoir atteint. "J’aime mon pays. Dit un politicien belge qui ne parle pas le néerlandais. À cet égard, je suis malheureusement le fruit du système scolaire francophone. Si cela ne tenait qu’à moi, le néerlandais deviendrait la deuxième langue obligatoire dès l’école primaire. Le bilinguisme devrait devenir la norme dans ce pays, la barrière linguistique est trop importante aujourd’hui." Et de conclure:"Nous ne pouvons pas continuer à distribuer des diplômes à des élèves qui n’ont pas eu ne serait-ce qu’une seule leçon de néerlandais"

Sammy Mahdy, secrétaire d’État à l’asile et la migration et candidat à la direction du CD&V avait eu le même discours auprès de la DH , appelant à l’enseignement obligatoire du néerlandais pour tous les élèves francophones. Une approche partagée par Écolo, le PS et le PTB.