Variole du singe en Belgique: «Pas un virus dangereux a priori», rassure Yves Coppieters

Yves Coppieters, professeur de santé publique à l’ULB, s’est montré rassurant sur la variole du singe, nouvelle maladie virale qui fait parler d’elle ces dernières semaines.

T.Be.

Invité ce matin sur DH radio pour évoquer le Covid et le Codeco de ce vendredi , Yves Coppieters s’est également exprimé sur la variole du singe, alors que deux premiers cas ont été détectés en Belgique . Sans alarmisme.

"C’est déjà important qu’on soit capable de l’identifier et on voit que les systèmes de surveillance des maladies infectieuses sont plus performants en Europe depuis le Covid. Il faut rappeler aussi que c’est un virus déjà connu. La transmission se fait plutôt avec un animal, la transmission interhumaine est tout à fait exceptionnelle", rassure le professeur.

"Ce n’est pas un virus dangereux a priori, mais il y a des formes graves. Les malades font une forme de grippe avec une éruption cutanée. La plupart des formes sont bénignes. Mais dans les foyers où la maladie est mal prise en charge, comme en Afrique, on peut avoir une létalité jusqu’à 5%".

Outre les cas en Belgique, plusieurs infections ont été détectées ces derniers jours au Royaume-Uni, en Espagne, au Portugal, en Italie, en Suède, au Canada et aux États-Unis.

"Sur la base des données actuelles, la probabilité que le virus se propage dans la population semble faible", a déclaré l’Institut de médecine tropicale (IMT) d’Anvers, qui assure suivre de près le cours des événements.

Les autorités se réunissent ce vendredi vers midi pour discuter d’une approche belge contre la propagation du virus, a indiqué l’Agence sanitaire flamande.