L’inflation à des niveaux toujours plus haut: «On ne va pas s’en sortir à chaque fois en donnant des chèques» (vidéo)

L’inflation a poursuivi sa hausse et s’est établie en mars à 8,31%. Que faire pour aider les ménages à faire face ? Le député fédéral et président de DéFI, François De Smet, plaide pour une vraie réforme fiscale.

B.Rob.
 Le président de DéFI, Francois De Smet.
Le président de DéFI, Francois De Smet. ©BELGA

Tirée vers les sommets depuis des mois par les prix de l’énergie, entre la reprise après les différents confinements imposés pour endiguer le Covid-19 et l’invasion par l’armée russe de l’Ukraine,l’inflation a donc encore grimpé et a été pointée en mars à 8,31%, soit son niveau le plus élevé depuis mars 1983 où elle atteignait 8,92%, selon les chiffres de l’office belge de statistiquesStatbelcommuniqués ce mercredi.

Le député fédéral et président de DéFI, François De Smet,était l’invité de notre confrère Maxime Binet dans " Il faut qu’on parle " ce jeudi matin et s’est notamment exprimé sur le sujet.

On a maintenant des factures d’énergie qui commencent à concurrencer des loyers, ça devient hallucinant

"Je veux être juste: une partie de notre système nous protège, à savoir l’indexation des salaires et des allocations qui fait amortisseur. Ça ne suffit pas. Je vois bien les mesures du gouvernement, certaines sont positives (le cliquet, la TVA). Je pense deux choses: premièrement, on ne va pas pouvoir continuer à considérer que le gaz et l’électricité ne sont pas des biens et des produits de première nécessité. Une TVAdurable à 6% me semble nécessaire."

Et François De Smet d’évoquer son deuxième point: "On a maintenant des factures d’énergie qui commencent à concurrencer des loyers, ça devient hallucinant. On ne va pas s’en sortir à chaque fois en donnant des chèques, je pense qu’il faut travailler sur le structurel. Nous avons une charge sur le travail hallucinamment trop élevée, nous attendons de la Vivaldi, qui nous l’annonce depuis longtemps, une vraie réforme fiscale, qui diminue les charges sur le travail, quitte à l’augmenter sur les fruits du capital et du patrimoine, c’est la seule solution."