La crise sur le marché de l’énergie coûtera 60 millions d’euros à la SNCB

La hausse du prix de l’électricité coûte plusieurs dizaines de millions d’euros à la SNCB, si l’on en croit le ministre fédéral de la Mobilité Georges Gilkinet (Ecolo).

La crise sur le marché de l’énergie coûtera 60 millions d’euros à la SNCB

"La SNCB estime le total des coûts supplémentaires par rapport à 2020 à plus de 61,5 millions d’euros", a déclaré mercredi le ministre de la Mobilité devant la commission parlementaire de la Mobilité de la Chambre.

La SNCB s’attend à ce que le coût de l’électricité pour la traction des trains (c’est-à-dire pour les faire rouler) soit plus élevé de 51,1 millions d’euros cette année qu’en 2020. Les coûts pour la non-traction (la consommation d’électricité dans les bâtiments et autres) sont estimés à plus de 10 millions d’euros supplémentaires, a répondu Georges Gilkinet à une question du député Tomas Roggeman (N-VA). L’estimation date d’avant le déclenchement de la guerre en Ukraine.

Le ministre, la SNCB et le gouvernement se concertent pour voir comment ces coûts supplémentaires peuvent être compensés.

Pour les chemins de fer, c’est le gestionnaire du réseau ferroviaire Infrabel qui conclut un contrat avec un fournisseur d’énergie. Les volumes d’énergie destinés à la SNCB sont achetés via ce contrat et facturés à la SNCB.

M. Gilkinet a souligné les efforts déployés par les compagnies ferroviaires pour passer à des sources d’énergie plus durables.

Par exemple, "une partie considérable" de l’électricité consommée par la SNCB et Infrabel est produite par de l’énergie verte, comme les éoliennes. Plus de 23 000 panneaux solaires ont également été installés sur les toits de bâtiments et d’ateliers. L’installation sur des talus ferroviaires est envisagée, a ajouté le ministre.

Les prix élevés de l’énergie pèsent sur les résultats de la SNCB, ont écrit mercredi les quotidiens économiques L’Echo et De Tijd, tout comme la baisse du nombre de passagers due à la crise du corona et à l’indexation des salaires. L’année dernière, la compagnie ferroviaire aurait subi une perte de 400 millions d’euros. Et cette année, un déficit de 200 millions d’euros se profile encore, alors qu’on tablait précédemment sur une perte de 30 à 40 millions d’euros.

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