PISA: la Belgique bonne élève mais pas grâce aux francophones

La Belgique est bonne élève en sciences, maths et compréhension à l’écrit selon le dernier rapport PISA publié ce mardi par l’OCDE. Mais ce n’est pas grâce aux francophones qui enregistrent des scores bien en dessous de nos voisins flamands et germanophones.

Marie-Laure MATHOT
PISA: la Belgique bonne élève mais pas grâce aux francophones
En sciences comme dans les autres matières, ce sont les Flamands et Germanophones qui enregistrent le meilleur score. ©ÉdA

L’OCDE (Organisation de coopération et de développement économiques) publie son rapport sur les performances des élèves en sciences, mathématiques et compréhension à l’écrit ce mardi. Voici les points qui nous concernent.

La Belgique au-dessus de la moyenne de l’OCDE

Avec 502 points, la Belgique est à la 20e ligne des pays qui apparaissent dans le tableau de l’OCDE reprenant la synthèse de la performance des élèves en sciences, en compréhension de l’écrit et en mathématiques. Bonne nouvelle: c’est au-dessus de la moyenne de l’OCDE (493 points). Mauvaise nouvelle: on descend de trois places par rapport au dernier rapport en 2006.

C’est Singapour qui arrive devant le reste du monde dans le classement. Les autres pays les plus performants de l’OCDE sont le Japon, l’Estonie, la Finlande et le Canada.

Mauvaise élève: la Fédération Wallonie-Bruxelles

Si la Belgique obtient un score au-dessus de la moyenne des pays de l’OCDE, c’est surtout la Flandre et la communauté germanophone qui tirent le pays vers le haut.

En sciences, la Flandre obtient un score de 515, la communauté germanophone: 505. Côté francophone par contre, nous sommes en dessous de la moyenne de l'OCDE: 485 points.

Même schéma en mathématiques. La performance des élèves belges reste au-dessus de la moyenne des autres pays de l'OCDE (507 points) mais ce n'est pas grâce aux francophones (489 points). Les Flamands totalisent 521 points et les Germanophones 502 points.

Troisième matière évaluée: la compréhension à l'écrit. Même podium. Pour une moyenne de 499 points en Belgique, la Flandre est première (511 points), puis la communauté germanophone (501) et à la troisième marche la communauté francophone (483 points).

Dans la compréhension à l’écrit, la Belgique stagne. Son score est comparable aux études PISA précédentes.
Dans la compréhension à l’écrit, la Belgique stagne. Son score est comparable aux études PISA précédentes. ©-OCDE

Le niveau socio-économique détermine la performance

«Les élèves favorisés tendent à devancer nettement leurs pairs défavorisés», relève le rapport. Autrement dit, plus l’élève vient d’un milieu socio-économique précarisé, moins il a de chances de réussir à l’école. Une réalité qui se marque particulièrement chez nous, en Belgique. «Cela peut s’expliquer par le fait que le statut socio-économique intervient dans la décision de répartir les élèves moyennement performants entre des filières d’enseignement différentes, ce qui contribue à offrir de meilleures possibilités aux élèves moyens plus favorisés sur le plan socio-économique, mais interfère peut-être davantage avec les mécanismes de répartition basés sur la performance», indique le rapport PISA.

Les enfants issus de l’immigration ont de moins bons résultats que les autochtones…

En Belgique, même s’ils sont issus du même milieu socio-économique et avec la même maîtrise de la langue d’enseignement, les élèves issus de l’immigration réussissent moins bien. «Parmi les pays comptant des effectifs relativement importants d’élèves issus de l’immigration, ce sont l’Allemagne, l’Autriche, la Belgique, le Danemark, la Slovénie, la Suède et la Suisse qui enregistrent les écarts les plus importants», peut-on lire dans le rapport.

… mais l’écart se réduit en sciences

Entre 2006 et 2015, l’écart moyen de performance en sciences entre les élèves issus de l’immigration et leurs pairs autochtones a diminué de 20 points en Belgique.

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