Le règne animal

C’est fou le nombre de formations, que cela soit dans le domaine sportif ou dans le domaine musical, qui ont choisi un animal pour tenter, par une sorte de mimétisme, de leur ressembler et d’atteindre au succès.

Didier malempré

Ainsi, les Red Lions n'ont – plus aucun secret pour vous: les hockeyeurs surfent désormais sur la vague du succès. Le surnom a été choisi en 2008, juste avant les jeux de Pékin. Du coup, les dames, aussi, ont alors choisi une appellation animale: elles sont devenues les Red Panthers.

C'est joli, finalement, et cela permet surtout, par ces anglicisations, d'évacuer le caractère flamand ou francophone de nos équipes nationales. Ira-t-on, dès lors, jusqu'aux Red Devils dès qu'il s'agira de les supporter au Brésil? Ici, c'est plus délicat: Diables Rouges, Rode Duivels, c'est passé dans le langage belge…

Allons plus loin, on pourrait imaginer, pour la forme et pour l’amusement, de totémiser nos hommes politiques.

Imaginez, je ne sais pas, Elio Di Rupo. Ne devrait-on pas l'appeler Dragon Adroit, Renard Rouge, ou Fouine Travailleuse? Et Louis Michel, ne pourrait-on pas l'affubler de Taureau de Jodoigne, lui qui, naguère, eut dans les rangs de son parti, un autre taureau, mais de Dongelberg?

Alors, totem ou sobriquet, choisissez. Mais, vous pourriez, plus simplement, utiliser aussi une caractéristique vestimentaire de l'intéressé. Elio deviendrait, évidemment, Papillon Rouge , ce qui lui permettrait de ne pas quitter le domaine animal. Quant à Louis Michel, en référence avec quelque chose de bleu, on hésite ra: Cravate Bleue ? Trop facile. À moins que Chaussette Bleue? En anglais, cela donnerait Blue Socks., ce qui, avouons-le, fait un peu plus chic.

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