Deux fois plus d’agressions physiques sur les routes

Attaques au spray ou au couteau, empoignades verbales et physiques : l’agressivité au volant n’a jamais été aussi grande, estime Touring. Mais il faut tout de même relativiser

M. Dum.
Deux fois plus d’agressions physiques sur les routes
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En 5 ans, le nombre de blessés à la suite de bagarres entre usagers de la route a presque doublé pour passer de 24 en 2008 à 47 en 2012. C’est ce qu’indique Touring. Oh bien sûr, les chiffres ne font pas forcément froid dans le dos. Mais c’est tout de même révélateur d’une tension de plus en plus grande sur les routes.

«Chaque semaine, on compte au moins un cas d'agressivité physique sur nos routes. La plupart du temps, ce sont 2 usagers qui se sont gênés mutuellement, par exemple en ne donnant pas la priorité de droite », explique Touring, qui constate que c'est souvent le coupable de la faute qui commence la bagarre.

Les cyclistes, cibles faciles

Dans un cas sur trois, indique encore Touring, les automobilistes s’en prennent aux cyclistes. Mais les conducteurs se querellent également entre eux pour une place de parking ou encore pour une petite collision. Bref, pour pas grand-chose.

«En général, les personnes concernées se tapent dessus à poings nus, mais il arrive qu'elles empoignent un extincteur ou tout autre objet qu'elles ont sous la main, comme un parapluie par exemple ». Deux cas d'utilisation de spray au poivre et 7 cas d'agression au couteau ont également été rapportés.

Pourquoi tant de haine ?

Pour l'association des automobilistes, «l'agressivité généralisée dans notre société est une explication possible » à l'augmentation des bagarres aux abords des routes.

Cela étant, «il est un fait que les usagers sont de plus en plus confrontés à des situations frustrantes à cause des politiques de mobilité peu réalistes mises en place par les autorités, comme des feux non synchronisés, la fermeture de tunnels en pleine nuit sans mesures pour assurer une bonne circulation via les déviations ou encore le rétrécissement des routes », conclut Touring, soulignant que la frustration est la plus grande source d'agressivité.