Cinq images terribles des inondations en Émilie-Romagne, qui ont fait 14 morts et sinistré “le verger de l’Italie”

Des inondations d’une rare intensité ont totalement sinistré la région de l’Émilie-Romagne, dans le nord de l’Italie. Plusieurs cours d’eau ont quitté leur lit dans les plaines de cette région, provoquant la mort de 14 personnes, dévastant des communes et des cultures.

T. Be. (avec AFP)

Une vingtaine de cours d’eau ont débordé dans les plaines de l’Émilie-Romagne, riche région de 4,5 millions d’habitants considérée comme “le verger de l’Italie”, prisée des touristes pour ses cités historiques comme Parme et Ravenne, ses paysages verdoyants, sa gastronomie et son littoral adriatique.

Bilan des inondations en Italie actualisé ce vendredi midi: 14 morts

L’Italie connaît un mois de mai pluvieux et frais mais un véritable déluge s’est abattu ces derniers jours sur l’Émilie-Romagne : d’immenses superficies agricoles ont été noyées sous les eaux, ravageant champs de céréales, maraîchages, fourrage pour le bétail, des villages entiers ont été lavés par les crues boueuses, des ponts se sont effondrés et 400 routes se sont affaissées, des glissements de terrain ont creusé le relief.

Localement, il est tombé en quelques heures l’équivalent de six mois de précipitations. Plus de 10.000 habitants ont dû quitter leur domicile.

Les dégâts se compteraient en milliards d’euros, auxquels s’ajoutent deux milliards estimés après les inondations ayant déjà frappé la région au début du mois.

Les images diffusées sur les réseaux sociaux sont dramatiques. Coulées de boue, mur d’eau, glissement de terrain, digues menaçant de rompre… et après l’arrêt de la pluie, l’heure du nettoyage des maisons et des rues recouvertes de boue et de débris.

Un processus de tropicalisation

Pour les autorités et les experts, ces calamités exceptionnelles vont devenir la norme. “Rien ne sera plus comme avant car ce processus de tropicalisation qui monte de l’Afrique touche aussi l’Italie”, a averti mercredi le ministre de la Protection civile, Nello Musumeci.

Paradoxalement, ces trombes d’eau frappent un pays chroniquement touché par la sécheresse. Pour autant, elles ne permettront pas de résorber le déficit hydrique lié à la raréfaction de la neige en montagne et des précipitations moyennes, préviennent les spécialistes.

Selon les experts, le changement climatique dû à l’activité humaine accroît l’intensité et la fréquence des phénomènes météorologiques extrêmes, tels que les vagues de chaleur, les sécheresses et les incendies de forêt, mais aussi les tempêtes accompagnées de fortes pluies.

Vous êtes hors-ligne
Connexion rétablie...