Accident de train en Grèce: le Premier ministre visé par une plainte de proches de victimes

Des familles de victimes de l'accident ferroviaire qui a fait 57 morts le 28 février en Grèce ont porté plainte mardi contre le Premier ministre Kyriakos Mitsotakis, a annoncé le représentant du collectif les regroupant au site en ligne Larissanet.

Belga
Greek Prime Minister Kyriakos Mitsotakis looks on in the office of the Greek President to announce the dissolution of the parliament in Athens on April, 2023. - Greece's Prime Minister called for the dissolution of parliament on April 22, 2023, kicking off the countdown to general elections set for May 21. (Photo by Aris Messinis / AFP)
Accident de train en Grèce: le Premier ministre visé par une plainte de proches de victimes ©AFP or licensors

"C'est un jour important aujourd'hui, plus important que les élections (législatives) de dimanche (...), cette plainte vise 16 personnes élues et nommées", a dit devant le tribunal de Larissa - une ville proche du lieu de cette tragédie - Christos Konstantinidis, dont les déclarations ont été retransmises sur Larissanet.

"Cela commence par le dirigeant du gouvernement, Kyriakos Mitsotakis, et les ministres et anciens ministres" des Transports, a ajouté M. Konstantinidis, dont l'épouse a été tuée dans la collision ferroviaire à Tempé, dans le centre de la Grèce.

"Il faut dénoncer les responsables de (la catastrophe de) Tempé", a-t-il souligné. "Avec cette plainte détaillée, tous les responsables (...) doivent rendre des comptes devant la justice".

La liste diffusée par le site internet comprend en fait 17 personnes dont des responsables d'OSE, la société publique chargée du réseau ferré, et d'Hellenic Train, l'entreprise privée gérant le transport ferroviaire des personnes.

De graves dysfonctionnements ont été mis en lumière dans les chemins de fer après cette collision frontale entre deux trains, l'un de passagers, l'autre de marchandises, qui ont circulé sur la même voie sur plusieurs kilomètres sans qu'aucun système d'alerte ait été déclenché.

Les retards pris dans la modernisation des systèmes de sécurité ont été montrés du doigt après ce drame qui a soulevé une vague de colère et d'importantes manifestations dans toute la Grèce.

Le Premier ministre, qui affronte dimanche des élections législatives, avait tout d'abord évoqué une "tragique erreur humaine" pour expliquer cet accident avant de demander pardon pour les lacunes et les problèmes constatés dans le transport ferroviaire.

Le ministre des Transports, Kostas Karamanlis, avait démissionné le jour-même.

Le chef de gare de Larissa, en poste ce soir-là, a été placé en détention provisoire après la tragédie, tout comme un inspecteur des chemins de fer.

Le train de passagers reliait Athènes à Thessalonique, la deuxième ville grecque, dans le nord. La majorité des victimes étaient des jeunes, notamment des étudiants, de retour d'un week-end prolongé.

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