Pas de pénurie de diesel en Europe, malgré l'embargo sur les produits russes

L'Europe est parvenue à importer massivement du diesel depuis le Moyen-Orient et l'Asie, afin de remplacer le pétrole raffiné russe sur lequel un embargo européen est entré en vigueur en début de mois.

Belga
Baisse du prix de l'essence à la pompe
Pas de pénurie de diesel en Europe, malgré l'embargo sur les produits russes ©BELGA

Le Vieux Continent a même acheminé le mois passé plus de diesel qu'en janvier, pour arriver à 1,55 million de barils par jour environ, selon les données de la plate-forme Vortexa, reprises par l'agence Bloomberg.

Les stocks de diesel en Europe sont au plus haut depuis deux ans. Ce mois-ci, les quantités provenant de l'Asie et du Moyen-Orient sont à leur plus haut niveau depuis 7 ans au moins, selon les calculs de Bloomberg. Les principaux ports accueillant ce type de pétrole sont Rotterdam et Anvers. Les importations de pétrole raffiné russe - l'embargo n'est entré en vigueur que le 5 février - sont tombées à 282.000 barils quotidiens, le plus faible total en sept ans.


Magré la guerre en Ukraine, l'UE achète toujours du combustible nucléaire russe, regrette Greenpeace

Un an après l'invasion de l'Ukraine par la Russie, Rosatom, l'Agence fédérale russe de l'énergie atomique, et ses principaux employés ont échappé à la liste des sanctions de l'Union européenne (UE), selon la dernière mise à jour, regrette vendredi Greenpeace Europe dans un communiqué.

"Les politiques comme (le président français) Macron adorent arborer le drapeau ukrainien et poser pour des photos avec (le président ukrainien) Zelensky, mais détournent le regard lorsque l'Ukraine leur demande de couper les liens de l'industrie nucléaire européenne avec le Kremlin", insiste Ariadna Rodrigo, responsable de la campagne européenne de Greenpeace sur le financement durable.

Rosatom supervise le programme d'armement nucléaire de la Russie et vend du combustible et des services nucléaires dans le monde entier, y compris à de nombreux pays européens, de la Hongrie à la France, explique Greenpeace. "La Hongrie est le pays qui s'oppose le plus aux sanctions, car le gouvernement dépend de Rosatom pour la construction de sa nouvelle centrale Paks II, mais d'autres pays qui dépendent de Rosatom pour leur industrie nucléaire se sont opposés aux sanctions par le passé, notamment la France, la Bulgarie et la Slovaquie", ajoute l'ONG.

Le président ukrainien, Volodymyr Zelensky, a pourtant demandé à plusieurs reprises à l'UE de sanctionner l'industrie nucléaire russe et, plus récemment, les dirigeants de Rosatom, poursuit Greenpeace, concluant que la Commission européenne a exclu cette possibilité après la résistance de plusieurs gouvernements de l'UE possédant une industrie nucléaire nationale.

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