Photographe émasculé par la police à Paris: des images montrent une agression semblable

Le 13 janvier, un homme de 26 ans prenait des photos lors de la manifestation contre la réforme des retraites. Il a été si brutalement agressé par un policier qu'il a dû se faire retirer une testicule. L'inspection générale de la police nationale (IGPN) a été saisie. Des images montrent une agression semblable.

La Rédaction de L'Avenir
Des heurts lors de la manifestation contre la réforme des retraites à Paris
Des heurts lors de la manifestation contre la réforme des retraites à Paris ©BELGA

Encore en état de choc, le jeune ingénieur de formation dit ne pas comprendre pourquoi il a été pris pour cible par ce policier. Une enquête a été ouverte par l’inspection générale de la police nationale (IGPN), la « police des polices ». Elle est en charge de ces investigations pour « violences par personne dépositaire de l’autorité publique ».

Sur des images, un homme est frappé à l'entrejambe par un policier alors qu'il est au sol. On voit qu'il a un appareil photo dans une main. L'homme aurait été jeté au sol par un autre agent selon ses dires.

L'agression se serait déroulée près de la place de la Bastille, lorsque l'atmosphère s'intensifiaient entre manifestants et forces de l'ordre. Des jets de projectile et l'usage de gaz lacrymogènes était en cours. « Le préfet de police a demandé au directeur de l’ordre public et de la circulation (DOPC) à ce que les circonstances exactes de l’incident rapporté soient éclaircies », a indiqué la préfecture de police. Tout s'est déroulé « dans un contexte d’extrême violence et dans le cadre d’une manœuvre de police pour interpeller des individus violents », selon la préfecture de police.

« Il ne représentait pas un danger, il ressent une incompréhension, un choc et une colère car il va subir des conséquences irréversibles », a souligné l'avocat du jeune Guadeloupéen Me Simon.

La préfecture de police a demandé à ce que “les circonstances exactes de l’incident rapporté soient éclaircies”, précisant que les faits se sont produits “dans un contexte d’extrême violence et dans le cadre d’une manœuvre de police pour interpeller des individus violents”.

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