Une crêperie attaquée en justice parce qu’elle “sent trop la crêpe”

En France, une crêperie est assignée en justice par son voisin. Ce dernier évoque des nuisances sonores et olfactives. “Il se plaint que notre crêperie sent trop la crêpe”, ironise la gérante de l’établissement.

La Rédaction de L'Avenir
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C’est une histoire pour le moins insolite en France. Le propriétaire d’une maison sur le cap d’Erquy (Bretagne) a entamé des poursuites judiciaires contre une crêperie située à côté de chez lui. Il se plaint de nuisances sonores et olfactives liées à l’activité du restaurant, selon les informations d’Actu Bretagne.

La patronne de l’établissement a préféré ironiser sur la situation auprès de nos confrères : “Il se plaint que notre crêperie sent trop la crêpe”.

Il était là avant

De son côté, le plaignant s’estime être dans son bon droit. Lorsqu’il a fait construire sa maison en 2000, la crêperie n’existait pas encore. Cette dernière ayant ouvert en 2009. “Si ça avait été le cas, je serai parti en courant ! À l’époque, nous nous sommes installés sur une zone Natura 2000, protégée, calme et paisible”, confie-t-il à Actu Bretagne.

Depuis l’installation du restaurant, il explique être constamment dérangé, et ce particulièrement en été. “C’est insupportable en été, ils travaillent de 11h à 23h : les odeurs, le bruit… Ça commence avec les week-ends prolongés du printemps jusqu’à la fin de l’été”.

Des aménagements ont pourtant été réalisés par les gérants de la crêperie afin d’arranger ce conflit de voisinage, tels que la construction d’une véranda avec double vitrage, le changement de la hotte avec l’ajout d’un extracteur d’air ou encore le déplacement du parking. Mais pour le voisin, rien y fait : “Ça sent toujours autant, il y a toujours autant de bruit”, explique-t-il.

Le restaurant est visé par une assignation en justice le 16 février prochain. Afin de contrer la procédure judiciaire, les gérants ont créé une pétition. Cette dernière a déjà recueilli plus de 8.000 signatures.

Le voisin, lui, n’en démord pas. ” Je veux vivre à nouveau dans un environnement sans odeurs, sans bruits, comme il y a 20 ans”, insiste-t-il auprès d’Actu Bretagne, en espérant que sa procédure conduise à la fermeture de la crêperie.

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