Scandale de corruption au Parlement européen: le Luxembourgeois Marc Angel remplace Eva Kaili à la vice-présidence

Le Luxembourgeois Marc Angel a été élu mercredi vice-président du Parlement européen, pour reprendre le poste qui avait été retiré à la Grecque Eva Kaili à la suite de son placement en détention préventive pour soupçons de blanchiment d'argent, corruption et participation à une organisation criminelle.

Belga
Luxembourg's Marc Angel, of the Group of the Progressive Alliance of Socialists and Democrats in the European Parliament, arrives for a session at the European Parliament, Wednesday, Jan. 18, 2023 in Strasbourg, eastern France. Marc Angel is a candidate for vice-president of the European Parliament to replace Eva Kaili, the jailed Greek lawmaker at the heart of an influence-buying scandal rocking the EU's corridors of power. (AP Photo/Jean-Francois Badias)
Il a fallu deux tours de vote pour que le candidat du groupe S&D (sociaux-démocrates, centre gauche) obtienne la majorité nécessaire. ©Copyright 2023 The Associated Press. All rights reserved

Il a fallu deux tours de vote pour que le candidat du groupe S&D (sociaux-démocrates, centre gauche) obtienne la majorité nécessaire. Face à lui, les Verts/ALE, le 4e groupe de l'assemblée, avaient proposé la candidature de la Française Gwendoline Delbos-Corfield et le groupe d'extrême-droite ID présentait l'Italienne Annalisa Tardino.

L'eurodéputé du Parti ouvrier socialiste luxembourgeois, 60 ans, ancien enseignant et député au Grand-Duché, a été élu au Parlement européen en 2019.

Lors d'un premier vote, il a manqué la majorité de quelques voix, recueillant 263 voix pour, alors qu'il lui en fallait 278. Annalisa Tardino recueillait alors 179 voix et Gwendoline Delbos-Corfield 113. Un second vote a immédiatement suivi, lors duquel le candidat socialiste a recueilli 307 voix (296 étaient nécessaires), pour 185 à Tardino et 98 à l'élue écologiste.

La Grecque Eva Kaili, entre-temps exclue de son parti (le Pasok) et qui ne figure plus parmi les sièges S&D, avait été officiellement démise de sa fonction de 5e vice-présidente le 13 décembre. Elle occupait ce poste depuis la mi-législature, soit janvier 2022, selon la répartition des responsabilités conclue entre les trois principaux groupes de l'assemblée, le PPE (conservateurs, chrétiens-démocrates), le S&D (socialistes et démocrates) et Renew (libéraux, macronistes).

Vous êtes hors-ligne
Connexion rétablie...