Guerre en Ukraine: le bilan de la frappe russe à Dnipro grimpe à 36 morts, le Kremlin nie être responsable

Belga
EDITORS NOTE: Graphic content / Residents carry their belongings from a residential building destroyed after a missile strike, in Dnipro on January 15, 2023, amid the Russian invasion of Ukraine. - The death toll rose to at least 20 on January 15 after a strike on a residential building in Dnipro on January 14, a city in centre-east Ukraine, the Ukrainian regional governor said. (Photo by SERGEI CHUZAVKOV / AFP)
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Le bilan d'une frappe russe sur un immeuble résidentiel de Dnipro en Ukraine a grimpé lundi à 36 morts, un décompte qui devrait encore s'alourdir et qui constitue l'un des plus lourds depuis le début de la guerre.

Comme à son habitude, le Kremlin a démenti être responsable du carnage, rejetant la faute sur la partie ukrainienne. Le porte-parole de la présidence russe, Dmitri Peskov, a évoqué "une tragédie" pouvant être due à un tir de la défense antiaérienne ukrainienne.De son côté, près de 48 heures après la frappe, le chef de la police nationale ukrainienne Igor Klymenko a annoncé, qu'après une seconde nuit de recherches, 36 morts dont deux enfants avaient été retrouvés, et que 75 personnes, dont 15 enfants, ont été blessés.

Selon le gouverneur régional ukrainien Valentyn Reznichenko, "le sort de 35 autres habitants de l'immeuble est inconnu", laissant donc craindre un doublement du bilan des morts.

Les opérations de sauvetage se poursuivent toujours pour tenter de retrouver des survivants sous les décombres fumants. Une brigade cynophile a notamment été déployée.

Depuis le début des opérations de sauvetage, "39 personnes ont été sauvées" des ruines, d'après le gouverneur.

Le Kremlin a mis deux jours à réagir, avec son porte-parole qui a démenti que son pays ait pu mener une telle frappe.

"Les forces armées russes ne bombardent pas les immeubles résidentiels, ni les infrastructures civiles, elles bombardent des cibles militaires", a déclaré M. Peskov, en dépit des multiples bombardements qui ont touché une multitude de cibles non militaires depuis le début de l'invasion le 24 février.

Le président russe Vladimir Poutine ne s'est pas prononcé dimanche sur le sujet, estimant en revanche que sa guerre en Ukraine était dans une "dynamique positive", quelques jours après que Moscou a revendiqué la prise d'une petite ville dans l'Est ukrainien.

La frappe qui a détruit l'immeuble d'habitations de Dnipro a été menée dans le sillage d'une campagne de bombardements réguliers et massifs que Moscou mène depuis octobre contre les infrastructures énergétiques ukrainiennes, qui ont plongé la population dans le noir et le froid en plein hiver.

Face à ces pluies de missiles et la menace d'une nouvelle offensive russe, les Occidentaux ont intensifié leur aide militaire à l'Ukraine. Ceux-ci prévoient désormais d'y envoyer blindés et chars après avoir longtemps rechigné à y déployer des armements lourds.

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