Covid: l’OMS n’a toujours pas assez de données sur la situation en Chine

L’Organisation mondiale de la santé (OMS) n’a toujours pas suffisamment de données pour pouvoir évaluer la situation du coronavirus en Chine. Si des améliorations ont été observées, " des indications importantes manquent ", a-t-elle déploré mercredi à Genève.

Belga
 La Chine a relayé des indications notamment sur les efforts de vaccination et la prise en charge des groupes les plus exposés.
La Chine a relayé des indications notamment sur les efforts de vaccination et la prise en charge des groupes les plus exposés. ©AFP

Pékin a affirmé le même jour ne pas estimer indispensable de s’"attarder" sur le nombre de décès liés au coronavirus, quelques dizaines officiellement selon lui. Outre celui-ci, les dynamiques de propagation, le nombre d’hospitalisations, les capacités en soins intensifs ou encore les séquençages devraient être partagés plus largement, a affirmé à la presse une épidémiologiste de l’OMS Maria Van Kerkhove.

Des réunions ont toutefois eu lieu ces dernières semaines. La Chine a relayé des indications notamment sur les efforts de vaccination et la prise en charge des groupes les plus exposés.

Plus largement, l’organisation est inquiète du recul du partage des séquençages par les États membres. Depuis le pic d’Omicron, le nombre a diminué de 90% et celui des pays qui contribuent, environ 90 actuellement, d’un tiers, a affirmé son directeur général Tedros Adhanom Ghebreyesus. "Ce virus ne va pas s’en aller", a-t-il dit, alors que le nombre de tests est considéré comme insuffisant.

La poursuite des séquençages permet de tracer les variants déjà observés et en identifier de nouveaux, insiste-t-il. Il appelle les autorités à davantage d’efforts sur cette question.

L’OMS dénonce aussi le nombre actuel de décès en raison de coronavirus. En près d’un an, celui-ci a reculé de 90%. Mais il stagne depuis mi-septembre à un volume entre 10.000 et 15.000 par semaine, environ 11.500 la semaine dernière et probablement davantage encore avec la situation en Chine. Ce nombre n’est pas "acceptable alors que nous avons les instruments pour l’empêcher", a également ajouté le directeur général.

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