France : 5 plaintes déposées, des décès inexpliqués, un hôpital interroge dans les Vosges

Après des morts subites et des décès inexpliqués, l’hôpital de Remiremont, en France, fait face à de nombreuses plaintes. L’établissement nie pour le moment toute responsabilité.

La Rédaction de L'Avenir
©PHOTOPQR/LE TELEGRAMME/F.Destoc
LORIENT (56)LE 20/06/2007 hopital  infirmier  couloir brancard medecin
Photo prétexte

5 personnes âgées entre 50 et 78 ans sont subitement décédées après leur prise en charge à l’hôpital de Remiremont dans les Vosges. Les décès ont vite interrogé les proches des victimes, ces dernières souffrant rarement de maux incurables. Parmi les 5 personnes décédées, deux souffraient par exemple d’une fracture du fémur. Un détail interroge toutefois : à deux ans d’intervalle, elles avaient été prises en charge par le même chirurgien et le même anesthésiste.

Le mari d’une autre patiente décédée a indiqué à la presse locale qu’on avait diagnostiqué des calculs à la vésicule biliaire de son épouse, sauf… qu’elle n’avait plus de vésicule biliaire. Un autre témoignage indique un médecin désemparé, qui avoue “ne plus savoir quoi faire” au moment d’annoncer un décès. Pire encore, un médecin aurait indiqué au mari d’une autre patiente : “On ne peut pas traiter au cas par cas”.

L’avocate des plaignants, Me Risachier, souhaite cependant que la vérité émerge : “On ne meurt pas d’une fracture du fémur”, et a la ferme intention de faire reconnaître la responsabilité de l’établissement vosgien.

"Les médecins, la direction et les services doivent pouvoir répondre aux questions des familles lorsqu’il y a un décès que la famille ne comprend pas"

Ce n’est pas encore gagné : la direction est “désolée de la situation” et protège son personnel, notamment son “équipe chirurgicale chevronnée”. Le directeur a tout de même admis quelques failles, dans la communication notamment : “les médecins, la direction et les services doivent pouvoir répondre aux questions des familles lorsqu’il y a un décès que la famille ne comprend pas”.

Si ce même directeur explique que rien ne permet de soupçonner une faute du personnel, il reconnaît que les plaintes et l’information judiciaire qui l’ont suivie vont permettre de “comprendre ce qu’il s’est passé”.

Vous êtes hors-ligne
Connexion rétablie...