Procès en appel des "écoutes": Sarkozy affirme être venu "défendre son honneur"

"Je n'ai jamais corrompu qui que ce soit", a affirmé lundi l'ancien président français Nicolas Sarkozy, à l'ouverture du procès en appel de l'affaire des "écoutes", dans laquelle il est rejugé avec son avocat historique Thierry Herzog et l'ex-magistrat Gilbert Azibert.

Belga
Former French President Nicolas Sarkozy arrives to attend the appeal hearing of a corruption trial at Paris courthouse on December 5, 2022. - A French court on March 1, 2021 convicted former President Nicolas Sarkozy on charges of corruption and influence peddling, handing him a three-year prison sentence of which two years are suspended. Prosecutors called for him to be jailed for four years and serve a minimum of two, and asked for the same punishment for his co-defendants -- lawyer Thierry Herzog and the judge Gilbert Azibert. (Photo by Alain JOCARD / AFP)
Nicolas Sarkozy ©AFP or licensors

Costume et cravate noirs sur chemise blanche, l'ancien chef de l'Etat, 67 ans, a acquiescé aux vérifications d'usage de son identité et des faits reprochés, avant de confirmer qu'il conteste sa culpabilité et sa peine de première instance "avec la plus grande force".

M. Sarkozy est soupçonné de s'être engagé, en 2014 et via Me Herzog, à soutenir la candidature de M. Azibert à un poste prestigieux à Monaco, en contrepartie d'interventions concernant une affaire alors examinée par la Cour de cassation.

"Je suis ancien président de la République, je n'ai jamais corrompu qui que ce soit et admettons que c'est une corruption étrange, sans argent, pas un centime pour personne, sans avantage, pas un avantage pour personne et sans victime, puisque personne n'a été lésé", a-t-il déclaré d'une voix forte, dans une salle d'audience bondée.

Reprenant les éléments-clés de sa défense, il a aussi tonné: "Quand on est innocent, on est indigné. Je viens ici défendre mon honneur qui a été bafoué dans des conditions invraisemblables. Je viens convaincre la cour que je n'ai rien fait".

A sa suite, Me Thierry Herzog a plus succinctement déclaré vouloir que la cour puisse, à l'issue des débats, lui "rendre (son) honneur" et "sauver (sa) robe".

En première instance, à l'issue d'un procès électrique où il avait dénoncé des "infamies", Nicolas Sarkozy avait été condamné le 1er mars 2021 à trois ans d'emprisonnement, dont un an ferme, devenant le premier chef de l'Etat de la Ve République condamné à de la prison ferme.

La même peine a été prononcée contre ses coprévenus, assortie pour Me Herzog, 67 ans, d'une interdiction d'exercer pendant cinq ans, mise en suspens par l'appel.

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