La princesse Astrid en mission économique au Japon avec une délégation de 575 personnes

La princesse Astrid s’envole ce vendredi en direction du Japon, accompagnée d’une délégation de près de 600 chefs d’entreprises et représentants académiques, à l’occasion d’une mission économique de grande ampleur.

Belga
 La princesse Astrid va mener la première mission économique belge au Japon en 10 ans.
La princesse Astrid va mener la première mission économique belge au Japon en 10 ans. ©BELGA

Cette mission économique se déroulera du 5 au 9 décembre et conduira ses participants à travers l’archipel nippon, de Tokyo à Osaka, en passant par Nagoya et Kyoto.

Cette première mission économique belge au pays du Soleil levant en 10 ans constitue également le deuxième plus grand déplacement de ce type jamais organisé par l’Agence pour le commerce extérieur, les trois agences régionales de promotion du commerce extérieur et des investissements (Flanders Investment & Trade, hub.brussels et l’Agence wallonne à l’exportation et aux investissements étrangers) et le Service public fédéral Affaires étrangères.

Outre la sœur du Roi des Belges, la mission pourra compter sur la présence de la ministre des Affaires étrangères, Hadja Lahbib, du secrétaire d’État à la Digitalisation, Mathieu Michel, du secrétaire d’État bruxellois au Commerce extérieur, Pascal Smet, et du ministre-président de la Région flamande, Jan Jambon. Fait notable, la Wallonie ne sera représentée par aucun ministre, Willy Borsus, ministre wallon de l’Économie, étant finalement retenu au pays par un conclave budgétaire.

Deuxième exportateur de biens au Japon

Après le Royaume-Uni en mai et les États-Unis en juin, cette troisième échappée belge de l’année entend réaffirmer les liens économiques et culturels qui unissent la Belgique et le Japon, tout en favorisant la signature de nouveaux contrats et partenariats, notamment dans le secteur des énergies renouvelables, des sciences de la vie, de l’automobile, de l’écoconstruction et de l’industrie alimentaire. L’enjeu est de taille: l’archipel nippon s’impose comme la troisième économie mondiale derrière les États-Unis et la Chine.

La puissance du Japon se matérialise notamment à travers sa culture, son développement technologique et économique. Ses nombreux atouts, comme son dynamisme et sa politique d’investissement, séduisent les investisseurs. Nintendo, Sony, Toyota, Honda, Mitsubishi, Nissan, Panasonic, Canon, Nikon, Uniqlo... sont autant de marques bien connues du grand public qui se sont imposées à travers le monde en quelques décennies et illustrent la diversité de la vie économique du berceau des mangas.

Les relations commerciales entre la Belgique et le Japon sont parmi les plus dynamiques d’Europe. Le Plat pays constitue en effet le deuxième exportateur de biens de l’Union européenne (12,2%) à destination du royaume asiatique, derrière l’Allemagne (29,7%). Les exportations belges vers l’archipel nippon ont d’ailleurs bondi de 139,8% pour atteindre quelque 7,6 milliards d’euros.

Les produits chimiques représentent l’essentiel (77,5%) de celles-ci. En 2021, ils ont endossé une importance cruciale dans la lutte contre le Covid-19 au Japon, avec l’export massif de doses de vaccins Pfizer fabriquées en Belgique. Loin derrière, l’équipement dédié au transport occupe la deuxième place (4,7%), suivi des machines et équipements (processeurs, amplificateurs et différents types de conducteurs).

L’appétit des Belges pour les produits japonais, quant à lui, se confirme. La Belgique est en effet le troisième pays européen en termes d’importation de biens nippons avec une part de 14,9%, derrière l’Allemagne (27,8%) et les Pays-Bas (17,9%). Cette part représente quelque neuf milliards d’euros. Le Plat pays est même l’État européen qui achemine le plus de produits nippons comparé au total de ses importations. La Belgique est particulièrement friande d’équipement dédié au transport, dont les véhicules hybrides.

Eolienne et automobile

Dans un contexte géopolitique indéniablement marqué par la guerre en Ukraine et la crise énergétique qu’elle a engendrée, cette mission sera notamment axée sur le développement des énergies renouvelables, la décarbonation et la mobilité. Belges et Japonais échangeront sur la question de l’énergie éolienne en mer, des pompes à chaleur ou encore de la transition énergétique du secteur maritime. Un secteur dans lequel les deux pays partagent une expertise au travers de partenariats comme celui liant les ports d’Anvers et de Nagoya. Ce dernier est d’ailleurs l’un des centres les plus importants en termes de transport de véhicules par bateau.

Il sera également question d’automobile, dans un pays où les constructeurs comptent parmi les plus gros vendeurs de véhicules à travers le monde. Une rencontre avec les représentants du secteur est au programme, avant une visite du circuit de course de Suzuka.

Signe du caractère hétéroclite des relations belgo-nippones, la princesse Astrid et les ministres inaugureront le Belgian Beer Weekend dans le très festif quartier tokyoïte de Shinjuku. La délégation découvrira aussi une exposition de photographies consacrées aux œuvres de Jean-Michel Folon et se frottera également à l’univers Manga en remettant un prix aux créateurs d’un jeu vidéo.

Au chapitre des rencontres officielles, les représentants de la délégation échangeront avec le Premier ministre japonais Fumio Kishida, ainsi que plusieurs ministres dont ceux des Affaires étrangères et de l’Économie.

Vous êtes hors-ligne
Connexion rétablie...