Fusillade dans un club gay: la réaction hallucinante (et écœurante) du père du tueur

Dans une interview accordée à la télévision américaine, le père de l’auteur de la fusillade qui a fait cinq morts le week-end dernier dans un club LGBT+ du Colorado a surtout dit craindre que son fils soit… gay.

La Rédaction de L'Avenir

Il y a des témoignages dont on préfèrerait ignorer l’existence. Et pourtant, celui d’Aaron Franklin Brink, le père de l’auteur de la tuerie perpétré le week-end dernier dans un club gay, met en lumière le climat instable dans lequel ce dernier a grandi.

En effet, dans une interview accordée à la chaîne CBS8, Aaron Brink, qui se décrit comme un ancien acteur porno devenu républicain conservateur, a fait comprendre qu’il était surtout inquiet à l’idée que son fils Anderson Lee Aldrich soit… gay.

« Ils ont commencé à me parler de l’incident, d’une fusillade… Et puis, j’ai découvert que c’était un bar gay. J’ai eu peur, explique-t-il. Je me suis dit : « Merde, il est gay ? » Mais il ne l’est pas, alors je me suis dit « Ouf » ! »

Aaron Brink - qui a déjà été arrêté plusieurs fois en Californie pour détention de drogue et infractions au code de la route - a indiqué au « New York Times » qu'il avait « fait part d'une ferme désapprobation à l'encontre des homosexuels quand son enfant était plus jeune », mais il a exprimé de la compassion pour les victimes de la tuerie de Colorado Springs.

Fils de parents toxicomanes, le tueur Anderson Lee Aldrich (dont le nom de naissance était Nicholas Brink) a grandi dans un milieu instable marqué par les disputes de ses parents, séparés dès son plus jeune âge.

En 2012, la mère d’Anderson Lee Aldrich a été condamnée avec sursis pour avoir mis le feu à un matelas de l'hôpital psychiatrique où elle avait été admise, selon des documents de justice cités par le « Times ».

Enfin, selon les dires de son père repris dans un journal local de San Diego, l’auteur de la fusillade du week-end dernier aurait aussi récemment proféré des menaces à l’encontre de son paternel.

Un accusé non-binaire

Anderson Lee Aldrich pourrait être poursuivi notamment pour meurtres et crimes motivés par la haine, et encourt une peine de prison à perpétuité sans possibilité de libération conditionnelle.

Ses deux avocats commis d'office ont affirmé dans des documents judiciaires enregistrés ce mardi que leur client s'identifiait comme non-binaire, c'est-à-dire ne se reconnaissant ni dans le genre masculin ni dans le féminin.

Une première audience est intervenue quatre jours après le massacre qui a fait cinq morts et 18 blessés au Club Q, à Colorado Springs, une ville du massif des Rocheuses d'environ 500.000 habitants.

Une date provisoire pour une nouvelle comparution d'Anderson Lee Aldrich a été fixée au 6 décembre.