Elections au Brésil: les blocages de routes s’intensifient deux jours après la défaite de Bolsonaro

Les blocages de routes se sont intensifiés mardi matin au Brésil au surlendemain de l’élection de Lula à la présidence, de nombreux chauffeurs de camions et des manifestants pro-Bolsonaro refusant d’accepter la défaite du président d’extrême droite.

 Santa Catarina, où Bolsonaro a remporté près de 70% des voix, est l’Etat qui connaît le plus important nombre de routes bloquées.
Santa Catarina, où Bolsonaro a remporté près de 70% des voix, est l’Etat qui connaît le plus important nombre de routes bloquées. ©AFP

La police routière fédérale (PRF) rapportait 250 barrages routiers, totaux ou partiels, dans au moins 23 des 27 Etats du Brésil. 

"Lula non!" était-il inscrit sur un panneau accroché au-dessus d’un viaduc à Sao Paulo, la capitale économique, où plusieurs routes étaient également bloquées, notamment celle qui la relie la grande métropole à Rio de Janeiro, empêchant le départ des bus entre les deux villes. 

Santa Catarina (Sud), où Jair Bolsonaro a remporté près de 70% des voix, est l’Etat qui connaît le plus important nombre de routes bloquées. 

"J’espère rentrer chez moi" à Rio. "J’ai pu payer une nuit dans un hôtel ici mais beaucoup de gens ont dû dormir ici à la gare routière", a déclaré à l’AFP Rosangela Senna, agent immobilier de 62 ans.

Un juge de la Cour suprême a ordonné le "déblocage immédiat des routes et des voies publiques", a indiqué l’institution dans un communiqué lundi soir. 

Il a ordonné à la PRF de prendre "toutes les mesures nécessaires" pour libérer les routes, sous peine d’infliger une amende à son directeur général ou de l’emprisonner pour "désobéissance". 

Plus de 36 heures après les résultats officiels, le président sortant Jair Bolsonaro n’a toujours pas reconnu sa défaite sur le fil (50,9%-49,1%), au contraire de plusieurs alliés de son gouvernement.

De nombreux chefs d’Etat étrangers ont félicité Luiz Inacio Lula da Silva, le candidat de gauche, pour son troisième mandat à la tête du pays, après ceux entre 2003 et 2010, qui débutera officiellement le 1er janvier.