Elon Musk partage sur Twitter une rumeur sur l’agression du mari de Nancy Pelosi

Elon Musk s’est fait l’écho dimanche d’une rumeur sur l’agression du mari de la cheffe des démocrates au Congrès Nancy Pelosi alors que sa récente acquisition de la plateforme fait craindre un regain de désinformation sur l’application.

Belga
 Elon Musk
Elon Musk ©AFP

"Il y a une petite possibilité que les apparences soient trompeuses", a tweeté le milliardaire faisant référence à l’agression de Paul Pelosi, et renvoyant à un lien vers le site conservateur Santa Monica Observer, qui propageait des informations non vérifiées sur l’attaque. 

Ce média a déjà publié des théories complotistes et de fausses informations par le passé, selon le quotidien Los Angeles Times. 

Paul Pelosi a été attaqué vendredi à son domicile par un homme armé d’un marteau, qui cherchait en fait Nancy Pelosi. Il souffre notamment d’une fracture du crâne et a dû être hospitalisé. 

Elon Musk réagissait à un tweet de l’ancienne candidate démocrate à l’élection présidentielle Hillary Clinton fustigeant les théories du complot véhiculées par le parti républicain. 

"Le parti républicain et ses porte-parole propagent désormais régulièrement des discours haineux et des théories conspirationnistes complètement folles", a critiqué l’ancienne secrétaire d’Etat américaine. "C’est choquant mais pas surprenant, et la violence en est le résultat". 

Le tweet d’Elon Musk a suscité nombre de commentaires.

"Clinton: des théories du complot sont responsables de la mort de personnes et nous ne devrions pas leur donner de la visibilité. Propriétaire de Twitter: mais avez-vous entendu parler de cette théorie complotiste?", a résumé Seth Masket, professeur de sciences politiques à l’université de Denver, qui a signalé le tweet d’Elon Musk comme inapproprié auprès du réseau social. 

Le fantasque patron de Tesla et SpaceX, qui se présente comme le chantre de la liberté d’expression, a affirmé à de multiples reprises vouloir faire de Twitter une sorte d’agora numérique, où toutes les opinions seraient libres de s’exprimer.

Cherchant toutefois à rassurer ses annonceurs, Elon Musk a promis après son acquisition de Twitter qu’il doterait la plateforme d’un "conseil de modération des contenus". 

Quelques jours après son rachat, le réseau fait l’objet d’attaques coordonnées de "trolls" déversant des contenus haineux, selon un responsable de Twitter.  

"Au cours des dernières 48h, nous avons vu un petit nombre de comptes publier un déluge de tweets contenant des injures et autres termes insultants", a indiqué samedi Yoel Roth, responsable de l’intégrité de la plateforme. 

"Pour vous donner une idée de l’ampleur: plus de 50.000 tweets mentionnant une insulte en particulier provenaient de seulement 300 comptes", a-t-il ajouté, précisant qu’il s’agissait en grande majorité de faux comptes. 

M. Roth a réitéré que les "discours haineux n’avaient pas leur place" sur Twitter, sa politique de modération n’ayant pas "changé", et que la société prenait des mesures pour "faire cesser tout effort organisé pour faire croire le contraire".