Deux morts et 21 blessés dans des tirs dans le centre d’Oslo: un suspect arrêté

L’auteur présumé de la fusillade qui a fait deux morts et 21 blessés, dont dix graves, dans la nuit dans le centre-ville d’Oslo est un Norvégien d’origine iranienne, a annoncé la police norvégienne samedi.

Belga
 La police a fait état de deux morts et de 14 blessés, et précisé que deux armes avaient été saisies.
La police a fait état de deux morts et de 14 blessés, et précisé que deux armes avaient été saisies. ©AFP

Le suspect, dont l’identité n’a pas été communiquée, était connu des services de renseignement intérieur, également chargés de l’antiterrorisme, a indiqué un responsable de la police d’Oslo, Christian Hatlo, lors d’une conférence de presse. Il a aussi eu affaire à la police pour des faits mineurs comme port d’un couteau ou encore une condamnation pour possession de stupéfiants.

La fusillade s’est produite aux alentours de 01H00 locale (23H00 GMT) en trois endroits rapprochés, dont un bar gay, en plein centre de la capitale norvégienne.

La police a fait état de deux morts et de 21 blessés, et précisé que deux armes avaient été saisies.

"Tout indique maintenant qu’il y avait seulement une personne qui a commis ce geste", a déclaré un responsable de la police, Tore Barstad, lors d’un point de presse.

Les effectifs ont cependant été renforcés dans la capitale pour faire face à d’autres incidents, a-t-il ajouté, sans vouloir préciser s’il s’agissait d’un acte terroriste.

La police a reçu les premiers signalements à 01H14 et le suspect a été arrêté cinq minutes plus tard, a-t-il indiqué.

La fusillade s’est produite près du club gay London Pub, du club de jazz Herr Nilsen et d’un point de vente de nourriture à emporter.

Des responsables de la police se sont réunis pour réfléchir à l’impact de cette fusillade sur la tenue de la marche des fiertés qui doit avoir lieu samedi après-midi à Oslo.

«Très déterminé»

"Il avait l’air très déterminé sur où il visait. Quand j’ai compris que c’était grave, j’ai couru. Il y avait un homme en sang gisant à terre", a raconté une femme témoin de la scène au journal Verdens Gang (VG).

Un autre témoin a évoqué auprès de VG l’emploi d’une arme automatique --une information que la police n’a pas confirmée-- et parlé d’"une scène de guerre". "Il y avait au sol plein de blessés au sol qui avaient des blessures à la tête", a-t-il dit.

Selon un journaliste de NRK présent sur place au moment de la fusillade, le tireur est arrivé avec un sac d’où il a retiré une arme avec laquelle il a tiré.

La zone a été quadrillée par des policiers fortement armés et équipés de gilets pare-balles et de casques.

Parmi les 14 blessés, huit ont été transportés à l’hôpital et six autres pris en charge par une permanence médicale.

"Certains sont décrits comme gravement blessés, d’autres comme plus légèrement blessés", a précisé le policier Tore Barstad.

Généralement paisible, la Norvège avait été le théâtre d’attaques sanglantes le 22 juillet 2011 quand l’extrémiste de droite Anders Behring Breivik avait tué 77 personnes dans un attentat à la bombe contre le siège du gouvernement à Oslo et une fusillade contre un rassemblement de jeunes travaillistes sur l’île d’Utoeya.

La police enquête sur «un acte terroriste», la gaypride annulée

"La police enquête sur les faits comme un acte terroriste", a-t-elle indiqué dans un communiqué, sans fournir plus de détails à ce stade.

La marche des Fiertés LGBT qui devait avoir lieu samedi après-midi à Oslo a été annulée. A la suite de recommandations "claires" de la police, "tous les évènements liés à la Oslo Pride sont annulés", écrivent les organisateurs de l’événement dans un communiqué publié sur Facebook.

La police avait dans un premier temps indiqué enquêter pour voir s’il y a "un rapport" entre l’attaque et les événements organisés en lien avec la marche des Fiertés.

"Autant que l’on puisse en être sûr à ce stade, il y avait une seule personne" derrière les tirs et "elle est sous notre contrôle", a déclaré un responsable de la police, Tore Barstad, lors d’un point de presse.

Les effectifs policiers ont cependant été renforcés dans la capitale pour faire face à d’éventuels autres incidents.

La police n’a pas fourni de détail sur l’homme arrêté samedi à 01H19, cinq minutes après les premiers signalements. Selon la radio NRK, il était connu des services de police et son domicile a été perquisitionné.

Sur une vidéo filmée par un téléphone portable et diffusée par le journal Verdens Gang (VG), on voit trois policiers maîtriser un homme à terre.

Des civils ont aidé à la capture du suspect ainsi qu’aux premiers soins, selon la police qui a salué "une contribution héroïque".

Deux armes ont été saisies. Un témoin interviewé par VG a évoqué l’emploi d’une arme automatique --une information que la police n’a pas confirmée-- et parlé d’"une scène de guerre". "Il y avait plein de blessés au sol qui avaient des blessures à la tête", a-t-il dit.

Selon un journaliste de NRK présent sur place au moment de la fusillade, le tireur est arrivé avec un sac d’où il a retiré une arme avec laquelle il a tiré.

Aux petites heures du matin, un sac gisait toujours à terre sur les lieux de la fusillade autour desquels s’affairaient des spécialistes de la police technique et scientifique.

La zone, qui est située près du palais de justice, a été quadrillée.

"La fusillade à l’extérieur du London Pub à Oslo cette nuit est une attaque horrible et profondément choquante contre des innocents", a réagi le Premier ministre norvégien Jonas Gahr Støre.

"Nous ne connaissons pas encore les raisons de cet acte terrible mais aux homosexuels qui maintenant ont peur et sont dans le deuil, je tiens à dire que nous sommes tous ensemble avec vous", a-t-il écrit sur Facebook.

Le tireur "avait l’air très déterminé sur où il visait", a raconté à VG une femme témoin de la scène.

Selon la police, huit blessés ont été transportés à l’hôpital et six autres pris en charge par une permanence médicale. L’Hôpital universitaire d’Oslo a quant à lui évoqué 19 blessés, huit hospitalisés et 11 traités par la permanence médicale. Leur condition n’est pas connue dans l’immédiat.

Généralement paisible, la Norvège avait été le théâtre d’attaques sanglantes le 22 juillet 2011. Ce jour-là, l’extrémiste de droite Anders Behring Breivik avait tué 77 personnes dans un attentat à la bombe contre le siège du gouvernement à Oslo et une fusillade contre un rassemblement de jeunes travaillistes sur l’île d’Utøya.