L’Ukraine pourrait reprendre Severodonetsk «en 2, 3 jours» avec des armes de longue portée

L’Ukraine pourrait reprendre la ville-clé de Severodonetsk « en 2, 3 jours », dès qu’elle disposera d’armes d’artillerie occidentales « de longue portée », a estimé jeudi Sergueiï Gaïdaï, gouverneur de cette région de l’est de l’Ukraine, où les combats continuent à faire rage.

Belga
 L’Ukraine pourrait reprendre la ville-clé de Severodonetsk «en 2, 3 jours»
L’Ukraine pourrait reprendre la ville-clé de Severodonetsk «en 2, 3 jours» ©AFP

L’armée russe tente depuis des semaines de s’emparer de cette ville industrielle de la région de Lougansk, importante pour le contrôle de l’ensemble du bassin minier du Donbass. Elle y a repris du terrain ces derniers jours et contrôle à nouveau "en grande partie" la ville, avait estimé mercredi soir le gouverneur.

"C’est une bataille très dure, très difficile, probablement une des plus difficiles de cette guerre", avait estimé mercredi soir le président Volodymyr Zelensky. "A bien des égards, le sort de notre Donbass se décide là".

Les Ukrainiens ne cessent de réclamer des systèmes de lance-roquettes de longue-portée aux Occidentaux, en plus grand nombre.

Les Etats-Unis ont déjà annoncé l’envoi de quatre systèmes d’artillerie de précision Himars à Kiev - d’une portée de quelque 80 km, soit légèrement supérieure à celle des systèmes analogues russes, selon les experts, un nombre correspondant à une section d’une trentaine de soldats dans l’armée américaine.

Mais Washington veut s’assurer que les soldats ukrainiens maitrisent bien ces systèmes avant de leur en envoyer davantage, a indiqué mercredi le chef d’état-major américain, le général Mark Milley.

Le Royaume Uni a aussi annoncé l’envoi d’un système similaire de lance-roquettes dit MLRS.

Selon le gouverneur Gaïdaï, la situation à Severodonetsk était jeudi "très dynamique", avec des combats de rue et des bombardements russes "constants" sur les zones encore contrôlées par les Ukrainiens.

Mercredi soir, deux ateliers de la grande usine chimique Azot - ont été touchés, dont un produisant de l’ammoniaque, selon lui.

Il n’a pas fait état de victimes sur le site.

Selon l’avocat américain du magnat Dmytro Firtach, propriétaire de l’usine Azot, quelque 800 civils seraient réfugiés dans les sous-sols du site. Le fait que les Ukrainiens y résistent rappelle la longue résistance des combattants de l’immense aciérie Azovstal, dans le port de Marioupol, où ils ont tenu des semaines avant de se rendre le 20 mai.