Guerre en Ukraine: «Il lui a dit qu’elle allait mourir», une maman témoigne du viol de sa fille par un soldat russe

En Ukraine, des centaines de viols de jeunes femmes par des soldats russes ont été recensées depuis le début de la guerre. Natalia témoigne des horreurs subies par sa fille Ana, alors qu’ils se protégeaient dans le sous-sol d’une école.

La Rédaction de L'Avenir
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Au tout début du conflit, l’armée russe progresse à Mala Rohan, un village à l’est de Kharkiv. Pour se protéger des bombardements, Ana, sa sœur Vika, leur mère Natalia et sa fille de 5 ans se réfugient au sous-sol d’une école.

Le 13 mars, dans la soirée, un soldat russe entre dans l’établissement scolaire. Armé, le militaire d’une vingtaine d’années emmène Ana dans une salle de classe. "Quand il est arrivé, il a tiré. Il a demandé à Ana d’aller avec lui. Elle a compris ce qui allait lui arriver", raconte la sœur. La jeune femme sera violée et mutilée toute la nuit.

"Quand ma fille est revenue, elle avait la gorge coupée, pas très profondément. Il lui avait aussi coupé la joue et les cheveux. Il l’avait frappé plusieurs fois et le reste, je ne veux pas vous raconter les détails, mais il lui avait fait une piqûre, comme de la drogue, pour pas qu’elle ait mal", a témoigné la maman de la victime.

La jeune femme s’est sentie obligée de se laisser faire. Le soldat n’a pas hésité à prendre sa fillette comme moyen de pression. "Il lui a dit qu’elle allait mourir et qu’il ferait du mal à sa fille, donc elle a tout accepté", poursuit Natalia.

Un témoignage glaçant qui traduit les horreurs de la guerre. Ana n’est malheureusement pas la seule ukrainienne à qui cela est arrivé. Des organisations spécialisées dans les droits de l’Homme ont fait état de centaines de viols par des soldats russes sur des civiles, rappelant au passage que ceux-ci constituent des crimes de guerre.