La guerre en Ukraine "durera probablement longtemps", selon le président allemand

Le président allemand Frank-Walter Steinmeier a estimé jeudi qu’il fallait se préparer à une "longue guerre" en Ukraine où l’offensive militaire russe est entrée dans sa deuxième semaine.

La guerre en Ukraine "durera probablement longtemps", selon le président allemand
M. Steinmeier a souligné qu’il «ne voyait pas de signes» indiquant que cette «guerre se terminera bientôt». ©AFP

S’exprimant en Lituanie, où il a rendu visite aux forces allemandes déployées dans ce pays balte membre de l’Otan, M. Steinmeier a souligné qu’il "ne voyait pas de signes" indiquant que cette "guerre se terminera bientôt".

"Elle durera probablement longtemps et nous serons patients", a déclaré le président allemand à la presse à la base militaire de Rukla (centre) aux côtés de son homologue lituanien.

Qualifiant la guerre de "violation des lois internationales", il a assuré le pays balte, qui craint de devenir une cible pour la Russie au cas où elle s’emparerait de l’Ukraine, qu’il pouvait compter sur la solidarité de l’Otan.

"La solidarité de l’Otan fonctionne sans aucune réserve", a-t-il ajouté.

"Personne au cours de l’histoire ne pourra justifier ce qui se passe actuellement en Ukraine", a-t-il encore souligné, "que des parents perdent leurs enfants, que leurs enfants perdent leurs parents, que les gens perdent tout".

L’Allemagne dirige le groupe de combat multinational de l’Otan stationné en Lituanie et a récemment augmenté ses effectifs.

Par ailleurs, le ministre lituanien des Affaires étrangères Gabrielius Landsbergis a déclaré à la presse à Vilnius, à l’issue d’une rencontre avec son homologue britannique Liz Truss, que l’Otan devait passer "de la dissuasion à la défense".

"Pour cela, il nous faut une changement de position politique et certains moyens concrets", a-t-il dit. "Ces moyens sont cruciaux pour les pays baltes afin que l’agresseur soit face à une réponse dès qu’il décide de tester la résilience de l’Otan", a ajouté M. Landsbergis.

Mme Truss a déclaré que les pays occidentaux devaient faire en sorte que "Poutine échoue dans cette horrible entreprise et que ses ambitions n’aillent pas plus loin".

Les trois pays baltes, anciennes républiques soviétiques, "savent ce qui est en jeu, ayant longtemps vécu dans l’ombre de l’agression de la Russie", a ajouté la ministre britannique.

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