Guerre en Ukraine: une chaîne humaine pour défendre la plus grosse centrale nucléaire d’Europe

Face à l’armée russe qui se rapproche de la centrale nucléaire de Zaporizhzhia, les Ukrainiens font bloc… comme ils peuvent.

Comme partout ailleurs dans le pays, les combats font rage dans le sud-est de l’Ukraine. C’est le cas notamment à Zaporizhzhia, à 445 kilomètres de Kiev, où les troupes russes se rapprochent de plus en plus de la plus grande centrale nucléaire d’Europe. De quoi susciter l’inquiétude des observateurs et de la population.

Alors que les six réacteurs du site – l’un des plus sensibles du pays – continuent de fonctionner normalement, les travailleurs de la centrale ainsi que plusieurs milliers de sympathisants ont décidé de défendre la zone. Comment? En bloquant l’entrée de la ville avec des camions… et en formant une chaîne humaine de près d’un kilomètre de long.

Presque dérisoires face aux chars russes qui avancent chaque jour un peu plus, les barricades ukrainiennes doivent ralentir au maximum les soldats russes en attendant peut-être un cessez-le-feu.

L’Ukraine, envahie par la Russie la semaine dernière, compte 15 réacteurs nucléaires dans quatre centrales. Rafael Grossi a déjà mis en garde contre le risque d’un grave accident nucléaire alors que les combats se poursuivent à travers le pays.

Il y a une semaine, l'armée russe avait pris le contrôle de la centrale nucléaire de Tchernobyl.

D'après le professeur en géopolitique de l'énergie de l'ULB, Adel El Gammal, des combats à proximité de sites nucléaires ukrainiens pourraient s'avérer "extrêmement dangereux". "Je ne connais pas la capacité de résilience des centrales ukrainiennes face aux attaques extérieures mais si un missile venait endommager les circuits périphériques de refroidissement, ce serait la catastrophe", conclut celui qui est également secrétaire général de l'EERA (European Energy Research Alliance).

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