Début de l’enquête de la commission du Congrès américain sur l’assaut du Capitole

La commission d’enquête doit «surmonter les efforts en cours pour étouffer» la violence de l’assaut et ses causes.

Début de l’enquête de la commission du Congrès américain sur l’assaut du Capitole

Une commission du Congrès américain a entamé mardi son enquête sur l’attaque de partisans de Donald Trump sur le Capitole qui visait à faire «dérailler la démocratie» américaine, selon le chef de la commission Bennie Thompson.

«Nous avons des preuves d’un plan d’attaque coordonné, nous savons que les hommes et les femmes qui se sont lancés à l’assaut du Capitole voulaient faire dérailler la transition pacifique du pouvoir», a déclaré l’élu démocrate à l’ouverture d’une commission d’enquête parlementaire sur l’assaut du 6 janvier.

«Et même si nos institutions ont résisté et si Joe Biden est le président légitimement élu des États-Unis, nous n’avons pas eu de transition pacifique du pouvoir cette année», a-t-il ajouté.

Leur intrusion avait de fait suspendu pendant quelques heures la certification de la victoire du démocrate Joe Biden à la présidentielle.

La commission d’enquête doit «surmonter les efforts en cours pour étouffer» la violence de l’assaut et ses causes, a déclaré de son côté l’élue républicaine Liz Cheney, isolée dans son parti en raison de ses critiques envers Donald Trump.

«Aucun membre du Congrès ne devrait essayer de défendre les entraves inexcusables à cette enquête, ni réécrire ce qui s’est passé ce jour-là», a ajouté la représentante en référence aux efforts de certains de ses confrères pour minimiser la gravité de l’intrusion dans le temple de la démocratie américaine.

La commission, qui aura le pouvoir de réclamer des documents et de convoquer des témoins, a fait l’objet d’un bras de fer politique qui pèse sur sa crédibilité.

En janvier, les responsables des deux partis avaient pourtant tous condamné l’attaque sur le Capitole, le leader républicain à la Chambre Kevin McCarthy allant jusqu’à évoquer la part de «responsabilité» de Donald Trump, qui avait harangué la foule avec ses allégations infondées de «fraudes électorales» quelques instants plus tôt.

Mais l’ancien président, toujours très populaire au sein d’une partie de la population, a vite réaffirmé son emprise sur le parti, ce qui lui a permis d’être acquitté en février à l’issue d’un procès au Congrès pour «incitation à l’insurrection».

Son refus de toute remise en question a ensuite poussé les républicains, qui disposent d’une minorité de blocage au Sénat, à torpiller la création d’une commission d’enquête indépendante composée d’experts nommés par les deux partis, comme celle mise en place après les attentats du 11-Septembre.

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