Philippe Lamberts : «On a affaire à des firmes pharmaceutiques ‘too big to fail’»

Les grandes firmes pharmaceutiques devraient être obligées d’alimenter un fonds commun d’indemnisation au cas où l’une d’entre elles risque de tomber en faillite, selon l’eurodéputé Philippe Lamberts (Verts/ALE).

Philippe Lamberts : «On a affaire à des firmes pharmaceutiques ‘too big to fail’»

Tout comme les banques y ont été contraintes après la crise financière, les grandes firmes pharmaceutiques devraient être obligées d’alimenter un fonds commun d’indemnisation au cas où l’une d’entre elles risque de tomber en faillite pour ne pouvoir assumer un effet indésirable à long terme d’un produit, a suggéré mercredi l’eurodéputé Philippe Lamberts (Verts/ALE).

«Lors de la crise financière, on avait affaire à des banques ‘too big to fail’«, a rappelé le Belge au cours d’une visioconférence de presse. Il se réfère à ces grandes institutions financières dont une faillite aurait provoqué tant de dégâts à l’économie d’un pays que les pouvoirs publics devaient intervenir pour les sauver.

«Maintenant on a affaire à des firmes pharmaceutiques ‘too big to fail’» , constate-t-il en évoquant l’hypothèse d’une faillite provoquée par l’incapacité d’une firme à assumer les indemnisations en cas de découverte d’un effet indésirable à long terme d’un médicament.

Ce serait alors aux pouvoirs publics, et donc au contribuable, d’assumer. «On aurait privatisé le profit et communautarisé les pertes», selon le co-président du groupe Vert/ALE au Parlement européen.

A ses yeux, si l’on veut un mécanisme crédible de résolution de ce genre de crise, «peut-être doit-on forcer le secteur industriel pharmaceutique dans son ensemble à assumer, en alimentant une sorte de fonds d’assurance au cas où quelque chose tourne mal». «On l’a fait pour les banques avec le fonds de résolution unique, il faut peut-être y penser pour le secteur pharma».

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